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instants philosophie

Nietzsche/Heidegger, Sartre/Lacan

6 Décembre 2014, 11:34am

Publié par pascal doyelle

Histoire mouvementée

La philosophie est donc la possibilité que ce rapport réalise d’être pour lui-même de son se-savoir (absolument certain) vers sa propre connaissance (par laquelle le se-savoir essaie de définir nommément ce qu’il est, et il le dit ; il est d’abord pensée, puis la réflexivité effarante des super religions (le père, le fils et le saint esprit, le un, la médiation et la communauté), puis sujet et sujets (Descartes et suivants), puis entreprise très technique (correspondant à la technologie qu’est le mécanisme de conscience-de) ; Husserl, Heidegger, Nietzsche, Sartre, Lacan ; qui pénètrent très avant dans la description de notre-être (dont les sujets puis les mois sont infiniment proches, sans être en mesure de remonter dans la structure puisque rien ne le peut).

La description de notre-être, Nietzsche par son affirmation absolue, radicale, fondamentale de l’être-par-soi, le surhumain, et Heidegger par le décentrement inhumain de notre-être par l’être-même, le mystérieux Etre par delà les étants, et par delà les consciences mêmes.

Si l’on a bien suivi, la pensée ne se limite pas à cette présupposition de raison ou non (caricatural, parce que grecs et chrétiens déploient une énorme réflexivité exténuante qui outrepasse totalement la rationalité entendue au sens du 18éme) et il est ainsi tout à fait possible de penser (puisque penser veut dire réfléchir notre-être en sa spécificité) notre réalité et sa structure ; et Nietzsche comme Heidegger aussi exorbitants soient-ils, entreprennent très exactement d’explorer le paysage réel que l’on a acquis à partir de l’être du sujet (soit Descartes, qui en rend la description accessible), et ceci dans une pensée, un discours, une intellection qui se doit à la Cohérence (la même depuis le début de la philosophie même si elle n’apparait pas aux réducteurs de têtes) ; et ces deux pensées sont fondamentalement adaptées à leur finalité.

Heidegger et Nietzsche

Et ce puisque ce qui est en jeu, notre-être (tel qu’apparut par les grecs et les chrétiens, dans leurs réflexivités propres qui se rejoindront), lorsqu’il atteint d’exister ici même, soit donc le monde-étendue de Descartes, le « là », la sauvagerie du donné effarante, effrayante, la mort soudaine et la profusion du donné et des vécus, lorsqu’il y atteint sans plus aucun couvre chef ; chaque conscience étant donnée « là » dans le là du monde, c’est avec sa structure même qu’elle y existe ; Nietzsche et Heidegger servent de leur être pour se diriger.

Nommons donc ces deux explorations, Nietzsche et Heidegger, les véritables ontologies ; et nommons existentielles les deux autres ouvertures ; Sartre et Lacan. D’une part la périphérie existentielle du sujet asséché de Sartre et d’autre part les parcours invraisemblables de la conscience coincée dans un moi ; les deux extrêmes. Qui évidemment communiquent fondamentalement, parce que c’est le Même qu’ils ont à charge de décrire (et que la philosophie, la pensée, notre-être, y étant engagé jusqu’au cou, ne se trompe jamais, il est obligé de s’articuler à « ce qui a lieu « , au réel même et ce depuis le début, puisque le réel, c’est l’être).

Ontologique lorsqu’ils tentent de monter une pensée de notre être situé dans cet univers çi, le sauvage d'outremesure, et existentielle lorsque précisément il s’agit de commencer de comprendre que nous ayons une vie et un corps. Autrement dit on retrouve là les deux voies réflexives ; Nietzsche et Heidegger font face à la philosophie, à la pensée, métaphysique (pensée des grecs et pensée de dieu avant et après la création) et ontologique (à partir de Descartes, concernant notre-être se réfléchissant lui-même, séparément de dieu et de la pensée, qui s’origine dans la volonté et le cogito), affronte l’historicité de cette pensée et réflexivité.

Sartre et Lacan

Tandis que Sartre et Lacan intensifie et densifie ce que le christianisme a ouvert dans le réflexif ; que nous ayons une vie (d’où l’exigence fabuleuse de Sartre quant à son être de conscience) et que nous ayons un corps (ce qui préoccupe totalement tout moi, soit donc la dernière formulation élaborée par la structure ; la personnalisation qui suit l’humanisation, et lui donné son sens ou non sens).

Il ne s’agit nullement d’opposer l’une ou l’autre position ; on voit bien qu’elles correspondent à un impératif ; celui de l’enjeu réel. De ce qui effectivement est en cause et doit s’expliciter ; que chacun est articulé vers le réel, que le moi est l’acquisition et le renouvellement de l’universalité (qui s’est réalisée par la révolution unique, partout dispatchée sur la planète et au détriment des révolution universalistes, qui pensaient que l’universalité, communiste, de l’homme générique était en mesure de combler le vide et se passer ainsi de la sur complexité libérale, qui de son côté eu le tort de se passer de l’universel considérant le libre et la libre disposition du monde (et des autres consciences, ce qui est contradictoire dans les termes mêmes) comme seul principe, de facilité).

Chacun étant rapporté au réel, c’est à son vécu, sartrien, et à son corps, lacanien.

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Le monde des cinglés

4 Décembre 2014, 19:17pm

Publié par pascal doyelle

(ou des débiles mentaux, ça dépend)

Débiles parce que fondamentalement nous disposons intégralement de tous les moyens pour assurer à tous et chacun une vie digne de ce nom, que d’autre part le forçage, abusif par définition, des moyens de productions menace radicalement, à la racine, la survie de l’espèce (et de toute la biosphère existante), et en tous cas menace le niveau même de la civilisation acquise, et que pourtant malgré ce déploiement de productivité, ils nous laissent croire encore et toujours que c’est en d’artificielles conditions de rareté que nous devons nous plier, soumettre, conditionner, humilier et que ceux qui ne reconnaissent pas cet état, cette logique de rareté (et qui prennent en compte la surproductivité réelle et effective) sont justes des illuminés et des rêveurs qui méconnaissent la dureté de l’existence, se gargarisent de facilité.

La vérité est qu’un pseudo système de nécessités est imposé, que l’on nomme « lois de l’économie » et que cul par-dessus tête, dans le déni le plus complet, ce sont ces lois prétendues qui prétendent se substituer à la réalité réelle et à l’abondance effective qui pourrait bien intégralement devrait régner partout et pour tous.

C’est une folie, un délire mental, une absurdité lamentable, une incapacité physiologique quasiment à prendre conscience de la réalité telle qu’elle existe vraiment et qui nous embarque en une ou des logiques absconses, que l’on nomme rentabilité ou soif de profit ou en fait tout simplement délire fondamental. Délire fondamental qui consiste à jouer un jeu en interne, en l’interne d’un système dit concurrentiel, se galvanisant de pseudo rationalité, d’illusoire efficacité principielle, qui ayant quitté depuis belle lurette la réalité, termine en se mordant la queue, en inversant son résultat pseudo rationnel en irrationalités, inutilités, gaspillages, dopé au rêve hyper motivant totalement artificiel, produisant à tout bout de champ des quantités de faire- valoirs que l’on tente de justifier à la faveur de forçage des psychologies, relations humaines spectacularisées, idéaux passéistes (en recyclant les ambiances du 19éme, de l’après guerre, de la réaction qui réussite les vieux mondes comme si le temps s’était absenté et déniant les performances de productivité qui rendent celle-ci mortelle pour nos vies.

Autrement dit c’est le vieux monde d’avant la surproductivité qui est constamment ressuscité comme si la dépense, le gaspillage, la perte de temps, le sacrifice des existences, le délire extrême des motivations, les effets démultipliés de tout action ou activité ou décision, n’existaient pas. Déni total de réalité, maintien d’un forçage économique, justification d’une bêtise fondatrice de la hiérarchie délirante de toute l’activité humaine.

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Notre être nous précède

2 Décembre 2014, 08:41am

Publié par pascal doyelle

Notre être nous précède. L’absurde et l’existentialité. Ce qui est, a déjà lieu. L’appel interne (sans intériorité du tout de quelque sorte que ce soit).

Puisque notre-être est la structure de conscience-de, (ce qui veut dire qu’elle n’existe pas « en soi », qu’elle se tient sur le bord du monde et permet qu’il y ait une transcendance appartenant à cette immanence, que la conscience-de est formelle et emprunté de telle ou telle représentation mais passe toujours outre n’importe laquelle des déterminations, qu’il n’existe donc pas de remplacement, par quelque contenu que ce soit, de la structure de conscience, qui revient sans cesse parfaitement vide et sans rien comme articulation de la cervelle au réel),

il existe une antériorité tout à fait invisible de notre-être, antériorité qui permet à tout moi, toute identité, tout conscient, tout corps de (se) reprendre indifféremment.

Autrement dit nous sommes toujours libres au sens où, qu’on le sache ou non, notre-être (structurel) annule toujours sans cesse notre détermination (quelle qu’elle soit), ou autrement dit dispose d’un recours structurel qui bien qu’existant effectivement dans la structure même de fait n’étant pas représentable est difficilement mis en œuvre, activé, puisque toute dénomination rippe sur l’impossibilité de le nommer.

Ce qui est, a déjà lieu

Ou donc ; lorsque l’on dit « on est libre », on tombe sur « rien du tout ». Sur l’impossibilité de se vouloir libre… mais on ne peut pas se vouloir libre parce qu’on l’est déjà. La difficulté de remonter en notre être spécifique, c’est le sujet, la finalité même du cogito cartésien, mine de rien. La suspension de notre être intentionnalisateur et sa reprise en considération de lui-même, cela même qui inaugure qu’il y ait une philosophie moderne (qui outrepasse la philosophie grecque et la pensée chrétienne, qui elles-mêmes outrepassaient les mondes particuliers, soit par l’universel et l’extensivité et la pensée et l’archi des grecs, soit par l’hyper, la réflexivité de conscience et de toute vie vécue, et le dépassement au-delà de la mort lors même que l’on est vivant).

Cette ressaisie de notre-être par lui-même est strictement impossible ; mais on sait maintenant que c’est impossible parce que c’est déjà le cas.

L’impossible raison et volonté

Par exemple ; on pensait autrefois qu’il faillit vouloir d’une volonté extérieure et objective et rationnelle, afin d’imposer des finalités tout à fait dégagées des nécessités, conditions mondaines, corps, vécu, etc. c’est l’hypothèse et la traduction de la pensée en « raison » (soit donc exemplairement la compréhension par Kant de la pensée, bien que Kant saisisse bien au-delà de cette restriction de la pensée, et se tienne d’un pied dans le moderne, par Descartes, et le contemporain, par l’étrangeté de cette autre sorte de structure qu’est le transcendantalisme).

En réalité, il est impossible d’importer dans notre-être une extériorité qui serait de raison (et qui prend la figure de tel autre, de telle raison ou de telle idéologie ou de telle Vérité, il est des vérités mais aucune Vérité, puisque la vérité fondamentale est formelle, sans contenu, mais effectivement formelle et ayant à dire son encadrement structurel) ; que l’on puisse se saisir de notre-être par la « raison » (ce que l’on entend par là et qui est tout à fait différente de la pensée, telle que grecque donc ou différent évidemment de la position de dieu, par les chrétiens et affiliés), est une absurdité, mais cela ne signifie pas que l’on ne puisse pas (se) saisir… Puisque c’est ce que l’on réalise tous les jours, constamment.

La vérité est que la reprise de notre être n’est pas du tout une extériorité qui nous rendrait « libres » par conformité à la « raison » ; ça ne toucherait qu’à peine la surface des choses réelles. Et c’est pour cela, entre autre, que la liberté n’est pas de choisir entre noir et blanc, mais d’inventer que cela s’invente en relançant antérieurement telle ou telle situation. Jusqu’à remonter les divers principes qui animent notre réalité humaine, personnelle, notre image-corps, notre perception immédiate, etc. Autrement dit c’est par « cela » (ce vide formel antérieur à notre réalité propre et qui demeure sans cesse purement vide, puisqu’il nait indéterminé de la cervelle indépendamment des contenus), c’est par « cela » innommable, que le retour est constamment assuré ; sauf qu’il lui faut pour pénétrer dans la réalité, agripper le réel.

Le réel est trois points absolus ; le réel lui-même en tant qu’il est l’être (la pensée prenait en charge cette formidable effet qu’il y « est » un réel) ; le sujet en tant qu’il se-sait (sans se connaitre du tout, n’étant pas l’objet d’une connaissance mais l’effet cartésien de son acte) ; le réel en tant qu’il est positionné « là » (ce qui revient à dire l’extracorporéité).

L’absurde et l’existentialité

L’extracorporéité est ce qui concerne absolument le moi ; cette décorporation est la racine de la Nausée de Sartre, la toute présente absurde du monde de Camus, mais la bizarrerie de « ce qui est réalités », la dépersonnalisation que provoque la mort, ce regard externe et hors de tout point de vue qui nous cloue, cloue notre corps « là », l’horreur ou l’abomination d’exister, etc. Les expériences du moi lors de la survenue en lui de la structure même (à aucun moment de l’historicité humaine il n’y eut des « mois » qui sont nativement si proches, existent à même la structure de conscience) pousseront celui-ci dans l’incompréhensibilité qu’il soit « là » (plus aucune synthèse humanisante, plus aucun monde particulier parlé et partagé mais uniquement ce corps « là », soudainement déréalisé certes de son point de vue mais de ce fait rendant hyper réel qu’il y ait un « monde aberrant et autre » tout autour de ce-corps).

L’appel interne (sans intériorité du tout de quelque sorte que ce soit)

On peut tenter de placer néanmoins une conception de ce qui existe autour du corps, mais ça achoppera de toute manière jusqu’à se résoudre à la position d’une conscience (qui décide que notre être est un sujet inconscient, une volonté de puissance, un corps composé, ou que ce qui a lieu est « la société », ou le pouvoir en soi, ou tel relativisme, etc). Sauf que cette position de conscience est déjà elle-même admise et pensée et réalisée ; c’est justement d’explorer cette position que la philosophie (si l’on sort de la caricature qu’on lui inflige et prend en considération la vraie pensée grecque, l’efficace de la réflexivité chrétienne, la clarté de la description cartésienne, la durabilité des aventures des grands sujets confondants ou dézingués, de Descartes à Lacan en passant par Sade, Rimbaud, Céline, Nietzsche, etc) que la philosophie se définit ; en sa radicalité.

La position antérieure

C’est un seul et même être qui parcourt tous les devenirs, et la singularité de ces devenirs ne prive en rien de la Cohérence, qui est l’hypothèse tenue ici ; que notre-être, « là » où il est, soit depuis le début de sa découverte (hors des mondes particuliers) le Même, qu’il soit un-seul à chaque fois, et relève son articulation au réel (unique) d’une logique interne à cette structure ; c’est en ceci que l’on ne peut pas philosopher sans y être et comme la philosophie est la discipline qui rend compte de cette modification structurelle (qui crée une autre anthropologie depuis 2500 ans), la philosophie est ce qui introduit à la position de structure de notre-être (quels que soient les mondes et les personnalisations), de cette présentation accélérée du corps, de cette superposition.

La vraie et réelle position n’est donc pas, tout à fait généralement, d’imposer d’on ne sait quel extériorité (que ce soit la raison, le dieu étriqué (qui n’est pas le dieu pensé par la religion effective, de même que la pensée n’est pas la raison réductrice), ou l’autre du moi), mais de re-prendre l’être que l’on est déjà, de commencer ou de recommencer de percevoir son diagramme. Son diagramme dont il dispose déjà, mais noyauté, mal orienté par l’option consciente (toujours mal orienté, c’est au minimum structural et au pire une pression, une pesée, un poids) et par conscience il faut comprendre non pas une hyper supposition d’un hyper conscient (ce qui serait l’idéal ou la logique ou la vérité en tant que ces fantasmes occuperaient tout le terrain, alors que dans le réel rien n’occupe le terrain), mais une infra pro-position, de recul, d’antériorité, la conscience est ce qui se pro-positionne toujours antérieurement, en tant que vide et formelle. Soit donc non seulement le libre même, mais la possibilité du libre même, cad le recours. Le recours formel incessant.

Sans aucun contenu, sans connaissance (puisque non composé) mais disposant du se-savoir de la structure de conscience-de, de la puissance dirait Nietzsche, de la potentialité qui refuse (au vrai elle refuse fondamentalement tout, tout ce qui est) mais qui refuse parce qu’elle invente, pro-crée antérieurement, engendre de la structure même.

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