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instants philosophie

l'affirmation philosophique

8 Mai 2007, 21:50pm

Publié par zward

Le choc du sujet casse irrémédiablement le Discours.

Mais il n’en a pas fini avec lui-même : d’être brisé par le sujet, ça indique surtout ceci : il faut s’y reprendre autrement. Il est possible de reprendre le discours selon une autre ligne ; très précise.

Jusqu’alors le discours menait au-delà de lui-même ; au Un. Mais l’on sait maintenant que s’il mène au-delà du sujet, alors il ne peut pas se clore, et donc perd fondamentalement de sa transparence : tous les éléments ne sont pas ramenés à leur compréhension, et dans l’hypothèse du Un, il en est un, par principe, qui échappera. Et le sujet n’en est plus à attendre une transparence reculée au-delà. La précision s’appuie d’autant plus avec Leibniz et Spinoza. Le sujet est empli de sa propre logique interne : il ne peut plus rien laisser échapper. S’il laisse au-dehors un élément, c’est que cet élément n’est pas de ce monde.

Depuis le début la philosophie n’a pas failli : elle parle pour et par ce monde-ci.

Ce sont toutes les pensées qui partent de ce monde, s’en éloignent, qui tiennent la raison pour peu ou pour rien. Depuis le début ce qui est pensé, est, ce qui n’est pas pensé, n’est pas. Ce qui est pensé, est : cad que le « est » est ici et maintenant, ou alors l’être n’est pas. Or il est. Pour cette raison le Un philosophique n’a rien à voir ontologiquement avec quelque Un que ce soit. Parce que le Un qui est ici et maintenant on le suppose, et on ne le sait pas : on ne le sait d’aucune intuition. Sauf celle qui n’aura de valeur que de nourrir le discours… (Puisqu’il est bien marqué que la philo regorge de « uns » : ils sont utilisés).

Ainsi s’impose un processus de pure compréhension ; n’existe que le compris. 
Pour le reste des autres paroles, on ne sait pas ce que l’on dit, et surtout on part de l’acceptation que du non-compris est relativement acceptable : or la philo ne peut pas accepter cela : elle est dans son processus, indépendamment des résistances des philosophes eux-mêmes, non dépendante et affirmative absolument ; ce qui est, est ici.
Cela n’annule pas les autres sortes de paroles : toutes sont valables en tant que telles. Mais toutes doivent dorénavant se situer par rapport au discours cohérent et indépendant, non hétérogène, et affirmatif (d’un être ici et maintenant).

Où l’on voit donc que le sujet casse, mais amène une précision brutale, durable et hors de tout doute, dans sa nécessité interne qui constitue son indépendance.

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