Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
instants philosophie

tour de table

3 Juin 2007, 21:12pm

Publié par zward

Il est ainsi de cette petite scénette : le moi qui règne, le sujet qui voit, le Sujet qui pense, la personnalisation, l’humanisation, les objectivités, le monde indéfini, le discours et le Discours.

 Il est un sujet générique qui se retrouve comme Grosjean livré à son être historique (achèvement du sujet historique en une fois, qui coupe l’herbe sous le pied à jamais, par Hegel).

Un sujet dont on dira qu’il est privé d’intériorité, se donnant pourtant comme Grands Sujets de déraison, de poésie, de romantisme, être livré à la mort (Heidegger), embouti par lui-même de pure volonté vide bien que créatrice (Nietzsche), condamné à sa négativité libératrice(Sartre), formelle.

Et il est cette création ignoble et magique : le moi récent.

Qui ne peut que répugner aux Sujets. Mais sans laquelle aucun devenir n’est possible : le moi est le devenir succédant au sujet générique hégélien. Il vient enfin combler, après 150 ans, la forme vide du citoyen. Sans le moi, le Sujet n’est pas.

Qui ne peut que répugner aux sujets : cad qui se répugne à soi-même.

Il enguirlande son vécu, le rend tout joli et le hait, mais dépourvu de ce substrat qui satisferait le Sujet qu’il est.

Commenter cet article