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instants philosophie

la répétition et la dévoration

11 Juin 2007, 20:50pm

Publié par zward

Le moi dans son obsession d’une unité désirable, finit par rater son être.

 Lequel s’étend on ne sait jusqu’où, mais n’est nullement limité par une identité de reconnaissance (par les autres et les groupes) ni d’immédiateté du vécu (d’un destin ou d’une psychologie administrée de quelques nécessités).

Le Sujet reçoit certes en philosophie une représentation très précise, mais le sujet n’est pas circoncis par Descartes ; qui en est l’essence absolue et formelle et ce dans les seules conditions pour l’instant assurées, celles du Discours. C’est par ailleurs et plus tard que tous les sujets se développeront et réaliseront l’étendue du possible. Ils réaliseront : en prendront conscience ; mais commenceront seulement à rendre réelle cette effectivité pure.

 

Cad que le sujet est ce qui fait être réel ce qui ne l’est pas encore.

Pourquoi ?

Sinon qu’il est ce par quoi l’ensemble humain progresse …

Impossible d’imaginer que la totalité puisse s’augmenter, si chacun n’est pas de son activité propre en développement.

 

Ce en quoi on peut se tromper : c’est l’essence même de l’erreur.

Parce que la nature de ce développement n’est pas dite, ni écrite nulle part, et littéralement n’existe pas en soi. Ontologiquement n’existe pas en soi : en quoi la philosophie et sa métaphysique et son ontologie ne sont absolument pas une vieille rengaine, mais le cœur de toute problématique.

C’est plutôt ce qui voudrait figer l’humanisation, qui l’est déjà bien suffisamment, qui banni toute démarche onto-métaphysique : puisque seul le métaphysique ouvre là où n’est pas dit le devenir. Ça parle ce qui n’est pas dicible et donc remue tout ce qui précède.

  

D’où la nécessité de dire ce qu’il en est. D’exprimer , dans l’erreur, au travers d’erreurs sans nombre ; ce qui est développable ou pas : plus ou moins, et hors champ (mais lequel ?), ou selon telle orientation (dans la causalité de quelle orientation ?).

 

Le problème est celui-là : on ne peut pas devenir sans savoir ce que l’on devient.  

Sans identifier et passer dessus ce que l’on est déjà : et ce en connaissance, puisque le dit devenir est de savoir et non pas de conquête, de construction et non pas d’imagination, de distinction et non pas du mélange du donné et de l’imaginé, du connu et du désiré, du ressenti et de l’aveuglement.

Tout le processus engagé est de savoir ce que l’on dit et donc de passer au-delà.

En somme l’affect répète, l’information dévore la nouveauté.

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