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instants philosophie

l'ancien secret

12 Juillet 2007, 14:46pm

Publié par zward

Depuis que l’on a quitté les grands systèmes symboliques unifiés, il n’est plus que de petits textes relatifs qui enchainent sur la singularité individuelle ou la particularité étrange.
Chacun désirant établir le texte vivant qui mêlerait la totalité à elle-même.
Qui en particulier rendrait ce corps ci comme un signe au travers des signes.

 
Jadis.

L’esprit se mélangeait au corps, aux objets, dirigés vers des significations, le réel à l’imaginaire apportait une continuité, la matérialité prenait son essor dans le regard même et le toucher, la difficulté était une étape avérée, le tout exprimait à chacun et à l’oreille de tous, nous avions un statut significatif ; qui orientait l’action, l’activité, le comportement et celui-ci en était l’expression, lue de tout autre rencontré. Ainsi il existerait dans un monde exprimé, exprimé dans une complexité compréhensible. Il passerait son énergie à lier les objets et les choses, les êtres et les signes, les rêves et les événements, les cycles et les conclusions marquées, le vécu et ce qui fût vécu de tous temps. Il répercuterait le maintenant à l’ailleurs, qui rythme. Rythme tout. Il ne s’augmenterait que d’un seul rythme, dont nous serions les saccades.

La communauté des autres parle une même totalité d’une seule lecture. À laquelle chacun a accès selon son initiation et découverte propre de l’unique-monde-exprimé.

Mais l’ailleurs est seulement second par rapport à cet ici et maintenant : l’expression par signes de tout cela tourne sur ce qui se passe ici et maintenant : est l’extension représentable de ce qui est vécu, perçu, connu, remarqué, discuté, raconté. On puise dans un sac magique à portée de main l’expression de ce que l’on connaît par le corps : ainsi le corps est vécu par l’esprit qui exprime. Ou l’esprit est le corps qui distingue les objets et les rêves. La conception équivaut aux événements.la réalité est à la fois une et parlée ainsi que multiple et constamment exprimée : cad complexement vécue mais d’une seule expression, d’un seul f lux : où l’enjeu est de traduire, ramener le vécu dans le cercle de ce qui sera dit, fût dit. En somme il n’est que de la profondeur, parce qu’il n’est que de l’approfondissement. Et n’est approfondi que l’unité que l’on est qui est l’unité globale : puisque l’on parle, ou plutôt signifie, soi, globalement selon un ensemble de découvertes de l’unique Secret.

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