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instants philosophie

la société humaine comme processus

16 Juillet 2007, 21:31pm

Publié par zward

La philosophie est une, de A à Z, du premier au dernier. Et chacun peut s’aventurer comme il le souhaite dans ces labyrinthes lumineux. Il ne perdra pas le fil : on ne perd jamais le fil. À condition de se fier aux philosophes. De décider une fois pour toutes que le vrai se dit en ce monde d’une seule voix et d’une seule voie.

Cad que c’est un trajet. On devient et on devient dans le monde. Le parcours philosophique n’est pas autre chose que l’exploration du monde (indéfini).

Toute société humaine nous entoure d’une perception et d’une sensibilité et d’une conception adéquate à ses propres pratiques. En toutes il est du Vrai. Mais pas qui puisse être suivi jusqu’aux toutes ses conséquences. Le vrai en chaque société humaine, ce qui veut dire en chaque humanisation particulière, est limité parce qu’aussitôt finalisé en un système autonome : l’ordre socialisant lui-même garant de sa propre survie comme entité, ou groupe. Sans cette garantie il ne tiendrait pas parce qu’il doit se conformer à la circularité de l’esprit humain. L’esprit ne peut pas se suspendre et laisser en suspens sa problématique. Aussi ferme-t-il tout l’ensemble des conceptions, perceptions (il invente ses couleurs et ses sons, etc), sensations (il brosse une imagerie psychologique de chacun), des actions et des activités (qui doivent se transmettre en grand sens, de sorte que l’autre puisse plus facilement se l’intégrer : si cela fait sens, ce sera plus rapidement et plus clairement retenu), des objets et des hiérarchies (qui doivent s’échanger et se communiquer).

Ainsi cet ensemble se referme s’étant ouvert autant qu’il lui était possible et forme un Sens global et un, puisque cet ensemble (humain) doit se communiquer et se parler à soi, aux autres : se rendre visible à chacun (pas nécessairement en toute égalité : de prévoir que nous sommes tous égaux signifie clairement que la communication obtient un certain effet et de certains résultats compréhensibles).

La possibilité d’un Sens toujours ouvert ne revient pas à ce Sens lui-même, qui par nature a à se clore. (Cad encore une fois : à s’exprimer selon une logique de sens qui le manifeste et par quoi il se situe, dans le monde, et se situe face à soi. Et qui donc se doit à une cohérence propre).

Il faut donc que le Sens général soit toujours forcé. Poussé ailleurs et autrement. Il peut guerroyer. Mais la conquête ne le développe pas sur le plan spécifique qui seul désemplit le Sens vers la vérité.

Puisqu’aussi bien dire que le Sens est un, par nature, c’est dire qu’il se voudrait une Vérité. Mais il n’est que sa propre vérité (organisée pour tel monde et telle sorte de perception et telle sorte de ressenti et telle sorte de conception et telle sorte d’actions, ayant en jeu une quantité considérable d’intérêts et de position sur ce que je suis, ce corps, ce comportement, cette relationnalité socialisante, cette anthropologie complète).

Autant dire qu’il existe une vérité plus grande : c’est celle qui correspond à la réalité. Indépendamment de notre vérité telle qu’elle peut être vécue (globalement et en particulier dans toutes ses distinctions), la réalité  est « ainsi » (qui commence d’être connue)  et non pas telle qu’on l’imagine ou la projette en fonction des impératifs de notre auto organisation nécessaire.

L’ouverture à cette réalité, forcément autre, s’effectue par l’intérieur du Sens. Cad par l’intérieur de l’ensemble humain lui-même. Il lui faut trouver la manière d’agripper la réalité. Et il s’en prend dés l’abord à ce qui n’est pas explicité dans la réalité humaine.

Puisqu’aussi bien, cet ensemble humain est lui-même une réalité. Comme n’importe quelle partie du monde donné, puisque l’on y crée le Sens spontanément, en réagissant et agissant dans le monde considéré comme prolongement de l’humanisation (ou l’inverse ; cad recherchant une solution de continuité de toute manière : l’esprit parleur consiste à exprimer l’uni-Sens selon une seule parole liée).

Il est donc une perspective qui finit par considérer que l’on est à mille lieux de la réalité, tout engourdis dans une humanisation spécifique qui se signifie elle-même et bien que prenant en compte la réalité, elle en veut ignorer autant qu’il est possible : elle fait sens, un point c’est tout.

Ce qui vaut pour tel regroupement humain, vaut aussi pour chacun. En tant que Mois, nous essayons de lier en une fois afin de nous communiquer(aux autres et aussi à soi-même) , de lier en une fois spontanée selon quelques processus de significations.

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