Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
instants philosophie

le moi, le sujet et la mort

26 Juillet 2007, 21:24pm

Publié par zward

Il est bien évident qu’il n’est pas dans sa nature de se limiter. Il ne comprend pas même ce que cela signifie. Aussi la vitesse et la monstruosité s’insinue profondément dans le moi, qui est premier, mais pas dernier. Et tandis que le moi gère des réalités quand il pense, le sujet gère des signes ; matière la plus rapide qui puisse lui correspondre.

Ainsi donc le moi, les mois restent bien loin derrière le sujet : tout mouvement pour le moi entraine à sa suite la mobilité des ensembles qui l’entourent, voir de l’ensemble qu’il est. Pesant et maladroit.

Impossible pour lui d’accéder au théorique, à la vision théorique, à l’intellection : cad à la vitesse des signes. Pour le moi qu’un signe veuille dire quelque chose, c’est une absurdité : un signe désigne toujours une réalité donnée précise… cette incapacité neutralise tout autre devenir du moi : les autres possibles, ceux du sujet qu’il est, lui sont inaccessibles. Il continuera d’épuiser ses propres possibles ; son seul vécu. Il y est ancré. Mortellement.

Pour le sujet, la mort est autre chose.

Commenter cet article