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instants philosophie

le Un comme un pion

1 Août 2007, 09:44am

Publié par zward

La philosophie cherche (et trouve) la structure du réel.

Au lieu du Un tout noir (ou tout blanc, comme on veut), elle ne s'effondre pas dans la contemplation ou le vécu (vécu du Un, qui est connu depuis des lustres de toutes les sociétés humaines),

Elle tient bon et arrache (violemment) les secrets.

Nous n’avons pas le choix, que de faire appel à toute notre liberté. Cad à notre solitude et notre effroi.

Il n’est pas lieu, me semble-t-il, d’inverser la vapeur : la philo n’a pas peur du vide, parce que c’est d’être et de réaliser l’entièreté de l’être qui compte : comment ne pas se tromper ?

Le vide n’oblige pas. Il n’a rien à expliquer.

Et le Un, s’il est, est de toute manière déjà réalisé, c’est le reste qui ne l’est pas.

Et c’est à partir de là que la complexité devient l’enjeu. Sommes nous capables d’organiser la complexité nécessaire à un univers complexe de fait ?

À partir de là, cad à partir du Un.

Donc la philosophie tient le Un pour certain. Et c’est ensuite que cela commence.

Ce qui arrive, c’est le développement du Un. Aussi est-ce en s’en extrayant, en se conférant une identité dans le Un, négative, hors champ, autre, qu’elle découvre le Un comme champ, lui-même, d’altérité absolue. Quoi qu’il en soit du Un (dans sa nature), il est ce qui porte l’altérité sans se démettre.

En somme tout est dans le maniement du Un. Est-il indéplaçable ? Cad toujours là où il est.

Ou est-il déplaçable selon d’autres surfaces ?

Si on le pose comme ayant à être rejoint, on s’expose à ne pas pouvoir le développer, cad déplacer, dans ses extériorités. Qui sont en fait ces extériorités-là. Qui sont ces extériorités dans le Là. Qui sont « des » extériorités. on ne sait pas du tout lesquelles.

Si l’on développe le Un comme successif d’altérités innombrables, c’est que l’on a posé le Un comme achevé. Achevé une fois pour toutes. Ainsi le Un ne pose pas plus de problème. C’est son décorticage qui compte. « Le Un est achevé » signifie : tout est déjà là. Il n’y a rien de plus à attendre que ce qui est déjà. Ce qui compte, c’est ce qui sera. Ce qui peut être, à partir du Un.
mais est-ce encore dans le Un ou en plus et autre que le Un ?

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