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instants philosophie

le possible avant la mort

1 Septembre 2007, 10:06am

Publié par zward

Commentaire :

« Mais comment peut-on vivre TOUT ce qu'il y a à vivre??  Le champ des possibles demeure infiniment ouvert--tant que l'on est en vie. »

Oliv

http://chemin.over-blog.org/

 

Oui, tout est encore à venir, enfin presque.
(Ceci contre les déclinologues de tout poil)
Mais il est deux sortes de soif, de dévoration.

 

Celle qui s'adresse au monde et à tout le réalisable, soit en tant qu'individu (tous les vécus possibles), soit en tant qu'espèce (l'univers comme enjeu).

Et celle qui consiste en,( dont la consistance est), notre essence.

Laquelle est ouverte, oui, (cad désigne les vécus et l'univers comme finalités), mais en même temps Une. Parce que tout ce qui est, étant doté d'une unité, notre être est également Un, bien que l'on ne sache pas exactement ce qu'il en est. Ces questions, de la consistance de notre être, sont si manifestement posées à plat en philo, nettement placées sur le gril, que cela s’acquiert comme Forme. (dont tout un chacun désirerait le contenu … qui n’est pas pourtant ni au propre ni au figuré… c’est justement la nature de cette consistance qui est la question de l’Être ; en quoi consiste-t-il ? )

Cette unité de notre être est le creuset où philosophiquement, ça s'élabore.

AD, la philosophie creuse l'unité en question, que l'on ne peut pas encore entièrement connaître, mais que l'on peut être ... du fait même de la vouloir connaître.

De sorte qu’il est un achèvement d'une manière ou d'une autre : par le connaitre on Est.
Cette forme est épuisable (d’une certaine manière, bien que d’une autre elle ne l’est pas en tant que non connue pour le moment, et de plus inépuisable au sens où elle désigne TOUT l’être).

Mais aussi est épuisable ou vécue comme forme dans n'importe quelle expression de soi ; en art, en poésie, et bien sûr même dans la vie de chacun ... Sauf qu’en plus, il est une gradation de la vitesse (d’être) ; et les signes abstraits roulent très vite … tandis que les vécus et les choses et les autruis, etc, se déroulent autrement … selon leur propre pesanteur.
Tous les cheminements sont difficiles mais difficiles selon leur nature propre ; le tout étant de ne pas faiblir, et d'user de son discernement, et quelque part de sa rage.

(Or on passe son temps à faiblir et à n'être pas ... ce qui ne veut pas dire qu'il faille s’éprouver forcené tout le temps, évidemment...)

Alors quelle rage ? Quel discernement ? Selon quel mode ? En quelle perspective ?

Tout ceci est précisément l’orientation absolue de la philo ; au travers du connaître comme idéal, du savoir comme finalité, de la morale ou de l’éthique mises en formes, des épistémologies ou des psychologies diverses ; en quoi et comment devons nous être ?

C'est une question essentiellement "pratique", de l’ordre de la praxis de l’ontologie, de l'en-dessous de ce qui manifeste.

 

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