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instants philosophie

le 21 ème siècle

4 Septembre 2007, 22:36pm

Publié par zward

Le critère nietzschéen (Nietzsche est le plus exemplaire et le plus magique qui soit dans cet ordre là ; autre référence Rimbaud, qui mène son propre jeu avec une liberté sans égale et encore bien plus éloignée et étrange, étrangère) est valable à usage strictement personnel.

Cad que Nietzsche évalue le vécu en tant que ce vécu s’éprouve soi, il en dessine les horizons, exemplairement, et définitivement (on ne peut pas plus, et il le savait). Et il avait besoin de se placer dans cette perspective-là pour exprimer cette sur-individualité, cad la sur individualité telle qu’elle se sait après 25 siècles de philo, de sujet occidental.

(Nietzsche est la parfaite expression du sujet, délié de tout en soi … mais il n’est pas qu’en soi)

Position déraisonnable donc, mais raisonnable quand même puisque manifestant l’essence si spécifique qui est la nôtre. La nôtre, cad celle de chacun (…), en tant que Chacun, pas en tant qu’humain.

Le hic étant que ce critère ne peut ni ne doit s’appliquer effectivement dans le processus d’humanisation ; ça aboutirait à un délire déraisonnable et sans aucune efficience sinon négative.

En fait c’est un fantasme qui constitue l’arrière plan nécessaire à exprimer l’essence du sur individu

(Lequel est un fantasme et n’est pas un fantasme à la fois ; c’est bien simple, N ne pouvait pas extirper cette essence, sans y croire … et il ne pouvait être à la fois nietzschéen et hégélien… les tâches se partagent).

 

Le règne de l’opinion, est-ce le règne des prisonniers de la caverne ?

On en est au 21 ème ; cad que le programme philosophique est efficacement réalisé. Que évidemment le raisonnable est non pas le tout, mais seulement une part de l’humain, et une part de chacun ; mais néanmoins validement inventé et découvert. Il faut prendre à la lettre Hegel ; l’État est. Et l’État est l’universel. C’est pour cela que l’on ne peut revenir sur la démocratie.

Que le fantasme d’un côté et la facilité ou la résolution immédiate des situations (dans une opinion décérébrée) reviennent et soient toujours un danger et une déchéance, ou plus réellement une dérive et un laisser aller, c’est possible.

Mais là encore les points négatifs ne peuvent pas l’emporter ; être un hippie des années soixante, ça n’était pas donné… mais aussi d’être un ouvrier des luttes de toutes sortes, ou d’être féministe, ou de militer culturellement (des tas de gens s’activent).

 

Là où ça pèche, ça n’est pas des gens eux-mêmes… qui sont bien moins manipulables qu’on le croit, et qui inventent et suivent les modes mais aussi les mouvements de l’esprit.

Et qu’est-ce que la TV et plus encore internet, sinon l’esprit en mouvement …

Qu’on le veuille ou pas l’information déboule sans arrêt. Qu’on le veuille ou pas, on a du mal, mais de toute manière, on opère un tri et rien n’est inactif : ce n’est juste pas suffisamment conscient. Et on ne sait pas ce qui est cause non seulement au final, mais dans toutes les finalités. Nous sommes depuis longtemps dans un multi finalisme.

 

On se demande depuis Kojève, c’est quoi la suite de "la fin de l’histoire".

Hegel pose que l’État étant réalisé universellement, l’histoire est terminée. Là comme ailleurs, la philo ne se trompe pas. La philo ne se trompe jamais (c’est seulement que l’on ne comprend pas tout de suite comment elle fait …).

Et bien, la suite de la fin de l’histoire, c’est l’esprit vivant et multi-informé.

À sa charge de trouver comment réguler et organiser dynamiquement les flux.

Et à chacun sa charge, en somme. Mais elle n'est que de se partager.

(Et ce, en des sens très précis, qui ne sont pas encore bien définis).

Comment ?
Et comment cela a-t-il déjà commencé ?
On ne le sait pas encore.

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