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instants philosophie

les deux grands flux et leur coït ininterrompu

20 Février 2008, 21:13pm

Publié par zward

Or il est bien certain que ce qui révèle la véridicité, la validité philosophique, c’est qu’elle provoque des effets, que donc elle agit dans un monde humain. Ce qui veut dire donc ; que les signes déployés beaucoup y reconnaissent les cheminements, et que ensuite la relation humaine en elle-même passe au travers d’une formulation suffisamment serrée que les dits signes modifient la surface humaine et de même modifient la perception de soi par soi (par les autres, via l’ensemble, dans la représentation dite culturelle, etc).

Ces effets sont produits de ce que les signes, disposés autrement, disent autre chose. Cad montrent autre chose ; il est donc une visibilité bel et bien réelle mais n’est pas égale au visible manifeste, une visibilité qui excède celui du donné.

Or le moi, mais aussi l’humanisation, la mise en scène humaine tient tout unanimement que seul le visible manifeste existe ; ainsi ne se situe pas du tout dans la re-présentation, mais dans la présentation tout court. Ce qui permet que tout ce qui est aliénant ou prégnant ou irréfléchi passe immédiatement dans et comme étant la perception même, cad tous les désirs, toutes les choses, tous les comportements, toutes les relations entre tout autre et entre soi …

Le système des signes resserré par la philosophie (ou par ce que la philosophie exprime pour sa part, le plus adéquatement possible…) s’impose malgré tout aux individualités qui commencent de naviguer dans un resserrement  de l’exprimé (une contrainte donc) mais aussi de ce resserrement, une démultiplication des signes, cad de son possible (puisque plus serrés, les signes sont en plus grand nombre et  tout autant utilisent des mini-surfaces plus spécialisées).

De sorte que si le donné, et son imprégnation immédiate remonte tout au long des individualités, il est aussi que la multitude d’expression via les signes en surnombre, cherche constamment à s’écouler. Très soulagée aussi lorsque l’ensemble (humanisant) prend en charge cette expression ; de sorte qu’il se reconnait aisément … en n’importe quoi.

Si donc le Donné est toujours assuré d’imposer ses immédiatetés, il est aussi vrai que c’est la multitude des signes qui oblige n’importe quelle individualisation à se réfléchir, qu’elle le veuille ou pas. Et la plupart du temps, les individualités aiment à plutôt se refermer et condamne implicitement qu’elle puisse exister via seulement et rien que les signes, qui sont emportés dans le flux du donné lui-même. Cad dans le catastrophique.

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