Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
instants philosophie

Le schmilblick philosophique (l'imbrication)

9 Mars 2008, 11:41am

Publié par zward

Kant ou st thomas n’étaient pas à ce point ignorants (des choses de la vie et du monde)...
que par conséquent il faut entendre leurs constructions comme en plus, ajoutée au délire humain habituel, très habituel ou très délirant.
L'être humain est toujours profondément dans le n'importe quoi, dans l’illusion, ou l'interprétation irrationnelle, cad non réelle.
Mais on ne peut pas vraiment dire pareillement de la philo ... qui a cent fois admis des illusions diverses, certes ... mais sous conditions ... dieu cartésien est, certes, mais il est doté d'un Sujet cartésien qui rappelle à soi tout le discours, qui le réabsorbe, le dévore et lance historiquement la dévoration ... Le Sens de l'existence kantien, oui, mais doué d'un sujet transcendantal ...etc
En philo, l'illusion et le délire trouvent leurs limites, celles qui réorientent.
Et non l'inverse ; cad que la philo ne justifie que rarement et anecdotiquement, le n'importe quoi humain. Admet le n’importe quoi, mais sous conditions. Ce qui déplace absolument le moi dans son sujet.

Le sujet est tout, si fortement construit dès qu’il se prononce, parce que justement que il est cette construction, arbitraire, mais valide, impossible mais réalisé, le sujet est tout, mais un faible petit îlot de rien du tout, le levier qui réoriente la masse gigantesque du n’importe quoi humain.

C’est pour cela qu’il ya un mal fou à ce que ça existe. La différence entre le moi et le sujet, c’est que le moi croit que ça existe, tandis que le sujet sait que ça n’existe pas, et donc le réalise. Le réalise, mais déjà trop-tard … et la difficulté est d’accepter que c’est déjà-là, que c’est déjà fini.

Le subtil îlot c’est celui qui n’existe que d’avoir tout dit, mais …. au bout du compte, qui n’existe qu’au bout d’avoir tout dit, et donc « en plus » ; cad qu’il ne tient pas encore dans l’avoir-tout-dit.

Ça tient dans l’en-dehors du tout-dit, cad dans l’être. Enfin on existe. On a crevé la bulle, la bulle que l’on a voulu cent fois convaincre, éprouver, qui n’a jamais rien dit, pas dit l’essentiel, pas dit, muet, muette. Ah ben, on ne dit jamais rien, on dit rien, tant que la bulle n’est pas transpercée. Traversée.

La bulle, et en face l’îlot. C’est la même chose innommable. Mais imaginée l’autre et abordée l’une.

La philosophie est donc l’accès unique à ce qui est.

Commenter cet article