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instants philosophie

descartes, ontologie (volatile) du sujet

20 Avril 2008, 11:59am

Publié par zward

Ontologie du sujet.

Le sujet est une construction ; il est infiniment éloigné de la « spontanéité » soulignée du moi. Spontanéité qui fait référence à une vérité qui serait le « sujet humain » dont on sait philosophiquement qu’il n’est pas autrement que cette claire surface , limitée, mais non finie, sur laquelle le je déplace des signes.

 La surface en question occupe toute la possibilité ; elle n’est pas prédéterminée, ni déjà occupée par quelque objet que ce soit ; elle ne comporte aucune négation ; en tant que telle elle est une plénitude existentielle. Puisque la totale possibilité prend entièrement toutes les facultés du sujet. Il est entièrement là où il se dit être ; et son être (pointu, cad dans cette exigüité là) est absolument ce qu’il signifie (par quelque système de signes que ce soit ; l’essentiel étant que ce système possède en soi une certaine étendue, et soit capable d’admettre le plus de multiplicité possible adéquate). Pour cette raison, étant entièrement là où il est et pluriellement, (puisqu’il est non seulement les éléments déplacés mais aussi la surface sur laquelle ils se déplacent), il ne laisse rien en dehors de ce qu’il veut…

Et l’on voit donc que la volonté est ainsi absolument réalisée.

Cette absolue réalisation de la volonté se doit à une loi ; que la volonté soit vraie.

Ce qui revient au tout début ; puisque l’on a révoqué en doute toute croyance et toute connaissance présupposées. Tout comportement aussi, toute identité en somme.

Ad ; ce que veut la volonté (dans l’amplification même qu’est le doute), c’est ce qui est.  Son objet absolu est déjà là, posé, puisqu’il ne reste plus rien que cela ; la surface de ce qui est. De même que le discours prétendait se dérouler de soi, de ses propres notions, en une pensée complète de l’être, trouvant en cela l’indépendance du discours, de même ici ça n’est pas seulement le discours qui va prétendre reconstituer l’être, mais c’est le sujet qui se reconsiste lui-même en même temps que sa compréhension immanente de ce qui est. Et ce qui est, est étale.

Descartes sait bien qu’il n’a pas, n’a plus affaire au discours (à la logique interne de la pensée qui élabore des concepts à partir essentiellement des contenus de langage, des contenus culturels et un minimum d’éléments du donné comme monde). Il utilisera les notions habituelles, mais noyées dans un nouvel océan. Celui qui se découvre à l’horizon du sujet.

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