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instants philosophie

liberté et déterminisme

11 Juin 2008, 12:53pm

Publié par zward

Le libre suppose quoi ?

Ontologiquement s'entend,

Il suppose que la réalité n'est pas écrite ... et que, de par le fait, il n'est aucun moyen de Savoir a priori.

Que donc le libre consiste à s'adapter intelligemment (plus il y a d'intelligence des choses, plus on est libre) mais cela reste totalement relatif.  Et essentiellement relatif à l'appréciation de chacun ; ce qui est le fondement démocratique mais aussi psychologique pour tout "moi". Qu’entre les mois, il n’est pas cependant de subjectivisme, de relativisme, puisqu’entre les mois existe la compréhension, l’intelligence, et que donc si entre sujets nous voulons réaliser, il nous faut comprendre, lier des savoirs entre eux. Que nous sommes condamnés à être intelligents.

 Il est quand même étonnant que l'on utilise Spinoza, par exemple, contre la liberté ontologique (à juste titre et légitimement, parce que Spinoza est évidemment un pur génie, et d'une réflexion potentielle, y compris pour nous, extraordinaire, ce n'est pas là dessus que je reviens).

Étonnant parce que dans la perspective de Spinoza, la substance est entièrement « écrite » (cad réalisée), même si elle se donne pour nous dans la fragilité et l'approximation ; et aussi se donne dans le temps, présent, tandis qu'elle est éternellement elle-même (est tout ce qui est, sera, a été)

Par conséquent il n'est pas du point de vue de la substance, une "liberté" au sens où on ne sort pas de la substance, quoi qu'on fasse, mais la liberté moderne (cartésienne, bien que Descartes n'ait pas pensé jusqu'à la limite cette effarement), consiste justement à dire que l'on bafouille.

Que l'on ne peut que bafouiller, qu'il n'existe pas un tel savoir, ni un savoir tel qu'il puisse nous démontrer la nécessité (soit matérielle, soit ontologique) envers le libre.

c'est proprement l'existentialisme (de Stirner à Sartre, en passant par Nietzsche et Kierkegaard, Husserl et Heidegger, Freud et Lacan, puisqu'en psychanalyse, « le moi doit devenir là où "ça " est », faut-il le rappeler) qui se dresse contre soit le déterminisme, (ontologique de la substance, matérialiste ou empiriste) soit contre l’hyper rationalisme (de Hegel , mais aussi de Kant qui ne peut que limiter l’autonomie par le raisonnable).

Ill est une prétention des savoirs (spinozistes, psychologisants, sociologiques, déterministes) à présupposer comme objectivement vraie, une thèse, et qui n'est qu'une thèse ; cad qui tient parce qu’un sujet la propose. 

Cette thèse est tenable, (pas à discuter là-dessus), mais là où les philosophies du sujet disent que « oui, on est libre, mais il existe des déterminations », le déterminisme dit, » il n’ya que des déterminismes et pas de liberté ». Ce qui est une tendance épistémologique, encore une fois tenable, mais restrictive…

Parce que si le libre, bien que limité, est, il faut encore approfondir ce que c’est que ce libre, si limité soit –il. Cad que cette interrogation inclut non seulement la recherche des déterminations, (et ce non en fonction d’un savoir, mais par et pour des sujets), mais aussi inclut ce que l’on nomme l’ontologie, l’exploration ontologique de l’être de l’homme.

Nul doute que Husserl ou Heidegger ou Nietzsche participent intensément de cette exploration ; cad qu’ils sont métaphysiciens, jusqu’au bout des ongles, et que abandonnant cette ontologie, la philo se délaisserait … C’est son territoire à elle et rien qu’à elle.

 C’est ainsi qu’il peut être annoncé que toute procédure scientifique (et tout savoir à prétention totale, religieux ou philosophique), quoi qu’elle dise, découvre, sera de toute manière postérieure à la position philosophique et comme Husserl le disait, les sciences (et tout savoir qui prétendrait à la détermination complète, par quoi seul le libre puisse être abandonné) sont compris dans La science philosophique du sujet.

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