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instants philosophie

La super position philosophique

11 Juillet 2008, 14:03pm

Publié par zward

Vous vous fondez sur un savoir potentiel qui n’existe pas (encore) ; il existera peut-être un jour un tel savoir, total, mais même alors ce savoir ne nous dira pas ce qu’il faut en faire. Vous considérez que si il n’y a pas savoir (objectif et scientifique) , il n’y a pas lieu de dire, de parler ; on peut parler poésie ou littérature, mais aucun autre savoir ne peut entrer en concurrence avec le savoir scientifique ; ce qui est de fait faux ; puisqu’il va s’agir d’organiser la vie humaine, individuelle et collective, à partir d’un savoir supposé. C’est déjà ainsi, ça s’est déjà réalisé ; à partir d’un ensemble culturel (la représentation humaine par l’humain lui-même) il s’est imposé le cogito de chacun et la raison commune.

 Ce que vous voulez à tout prix, c’est qu’il n’y ait droit à la parole, non pas ici sur le forum, mais en général , reconnu comme « savoir »,  que pour le déterminisme et le scientisme (parce que la science peut bien décrypter ceci ou cela, jamais elle ne s’embarque à nier ou affirmer ce qu’elle n’a pas sous la main… dieu ou la liberté, l’esprit ou l’amour ; elle peut tourner autour, indéfiniment sans en « parler » , et il faut bien qu’il y ait un discours qui en parle ; que ce soit sur la place publique, sinon autant s’abandonner à aux savoirs objectifs de toutes sortes ) ?

De cette manière il n’existe plus de philosophie du tout ; à moins que sous vos défenses de la science ne se pointe une philosophie … Puisque tout savoir autre n’a pas d’existence possible.

Mais votre position est une parmi d’autres ; il n’y a pas de raison objective de nier ce dont la science ne parle pas … C’est un surplus , un ajout à toute science que vous proposez ; ce qui est votre droit, mais non pas de vous cacher derrière les sciences pour affirmer , purement affirmer comme « vérité » ce qui est une position parmi d’autres.

Considérant donc que dès lors qu’il existe une possibilité de discours de Savoir outre celui des sciences, et donc la philosophie , il s’agit de comprendre que nous sommes dès lors dans le relatif ; on peut donc  commencer de penser ce qui dans la relativité générale, il est au mieux comme position possible. Cad que l’on aboutit à penser une stratégie , globale et spécifique  d’agencement humain.  (cad collective et individuelle puisque le collectif pour nous est devenu un agrégat d’individualités ; et si les publicitaires peuvent bien nous manipuler, il me parait aussi certain que quantité de personnes ont pris leur vécu en main et l’ont orienté dans milles significations propres ; sinon ce grand bordel hyper individuel qui est le nôtre ressemblerait aux années cinquante … ennuyant ; cad que beaucoup pensent encore comme dans les années cinquante, et avant la révolution hyper individuelle).

Cette stratégie est beaucoup plus lucide que Nietzsche ou Marx … qui croient soit être dépositaires d’une révélation, soit d’un savoir (psycho ou sociologique), qui penserait … tout.

La philosophie n’a pas voulu tout penser selon un Savoir absolu ; parce que son savoir, même lorsqu’il se dit absolu, se donne à voir ; cad s’expose et ne se fonde que sur son argumentaire (lequel est forcément contradictoire, et non pas « objectif » cad incontestable de par la science, mais la science est par essence limité à ce qu’elle a sous la main , je le rappelle). Contradictoire, cela signifie soumis à l’approbation ou désapprobation des sujets …

Donc sous le couvert d’un Discours parlé devant tous, il se manifeste ceci ; que la plus grande stratégie consiste à proposer un ensemble de sujets libres. De sorte que la vérité en ressort et non pas soit imposé d’en haut (révélation religieuse ou nietzschéenne, savoir omni sociologique ou clinicien). La philosophie est donc l’ensemble des argumentaires qui décrivent la position du sujet en tant que toutes les vérités sont accessibles , mais dans les limites de l’advenue même de toute , n’importe quelle vérité.

Ce qui signifie que même si il existe telle ou telle thèse , philosophique (ce donnant même comme savoir absolu, Hegel par ex) ce n’est jamais sans dialectique des sujets , sans la compréhension de ce que la position telle d’un tel sujet présuppose ; que cet argumentaire du sujet soit Descartes ou Kant, Hegel ou Sartre.

Donc des thèses s’opposent , mais la philo prévoit le coup (et le mouvement même) puisque outre ces thèses ce qui compte c’est avant tout l’argumentaire spécifique de la philo ; que la pensée pense (avant Descartes , pense « en soi » , après Descartes , pense pour quelqu’un ).

Cela la description de ce qui se passe lorsque l’on pense, lorsque l’on décide et invente le vrai, (qui est relatif, mais décidé néanmoins et performe de par son expérimentation humaine, vécue par quiconque) est le corps même de l’argumentaire tout à fait spécifique de la philo (qui pose l’être, le sujet, le sujet comme néant ou négativité ou comme absolument positif (ce à quoi revient la position nietzschéenne , puisque il faut lui rendre tout ce qu’il a apporté). Toutes choses qui n’ont peut-être pas de réalité à vos yeux, mais qui de toute façon doivent être dites, exprimées, parce que personne, aucune autre discipline n’en parle …

Donc à moins de mutisme…

La position super , philosophique , a donc promût une super-unité, surplombant tout énoncé qui penserait à la place des sujets. Cette unité se doit de s’expliciter ; elle n’existe pas sans avoir conscience ou connaissance de soi ; elle se développe donc comme position relative de ce qui est possible. Cad ontologie.

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