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instants philosophie

L'universel et le singulier absolu

15 Août 2008, 14:41pm

Publié par zward

Aussi notre esprit transforme tout immédiatement en proposition universelle puisqu’il part de l’être comme unité vide formelle, qui contient tout, mais qui ne le peut que si cela, qui est contenu, est de même nature que cette unité formelle ; or rien de l’est dans un monde. Il faut donc trouver les moyens de relier les particularités en universalités ; lesquelles ne sont pas autres choses que des médiations, qui traduisent, et donc dans l’approximation exacte. Exacte par rapport au donné, au monde, tel qu’il est. Mais cela n’a aucune commune mesure avec l’intuition de l’universel même ; qui ne se sait que formellement, mais absolument. Et qui a pu délivrer son être dans son expression ; laquelle est aussi approximative ; cad relative à son expérience de devenir. Laquelle est un chemin exigüe, et s’éprouve par l’intellect mais se saisit par le corps. Aussi n’est-il pas étranger au devenir esthétique absolu qu’a pu tracer l’individualité du sujet ; esthétique qui débouche certes sur une approximation (puisque par rapport à l’universel pur tout est particularité), mais qui tient néanmoins à son universalisme, cad à l’appréhension exacte de cela qui est ; tel que perçu ou éprouvé. La finalité étant de tracer les cheminements possibles dans ce qui fût et qui est encore radicalement nouveau. Il n’a jamais existé d’expression du devenir sujet, excepté le nôtre, et qui concerne n’importe quelle individualité quelle que soit sa souche culturelle. C’est une transculture et la seule ; parce que dans le fait d’individualisation, il est une universalité de fait.

Rien de ce qui fût et est encore inventé n’est donc sans importance et est relié essentiellement à notre devenir être.

Mais le fait est que l’être et le sujet qui prononce l’être (dans une cohérence systématique qu’elle soit conceptuelle ou esthétique), sont en eux-mêmes formels et strictement vides bien qu’existant.

Le sujet et l’être s’implantent dans leur propre territoire ; lequel requiert une description dont la philosophie est l’étalage. De ce que la cohérence (d’un système de signes) donc renforce la résistance ; met en lumière négative ou positive la formulation réelle du sujet et de l’être. La reliaison continuelle du sujet et de l’être s’incarne toujours en des propositions ou positions qui paraissent contingentes, mais c’est au travers des mots et des signes que la forme s’exprime et ce en quoi elle consiste, s’augmente par et au travers de cette contingence. De sorte que la forme du sujet et de l’être se lisent eux-mêmes au travers des signes ; par tel signe on sait où l’on en est, et ce qui reste à devenir se dessine.

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