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instants philosophie

La dynamique intentionnelle de notre être

1 Janvier 2009, 01:35am

Publié par zward

Qu'il y est un moi d'une part et un sujet d'autre part, cela se réunit dans la notion d'intentionnalité.
Laquelle n'est pas un durcissement tel le sujet (qui s'hérite de la culture ; celle de la volonté de raison, cartésienne et qui ensuite s'impose des autres au travers d'une concentration socialisante, qui parait extérieure au moi dans sa spontanéité immédiate en laquelle il s'aime), ni une dispersion du moi (qui se découvre comme réalité de fait dans un monde et donc toujours multiple sans presque d'unité par laquelle il pourrait se connaitre réellement et dont il trouve une unité non pas en lui-même mais dans son rapport au monde, aux autres spécifiquement et dans cette dépendance il se tiendra constamment...).
Laquelle intentionnalité est bien plus souple et ne peut se saisir du début à la fin ; cad qu'elle est autant perception et sensation que pensée et réflexion. Autant subjectivement active qu'objectivement saisissante ou recevante. Elle s'inscrit en fait comme immédiateté et médiateté en tous les sens possibles (mais qui n'équivalent pas à tous les possibilités réelles ; lesquelles pour remonter jusqu'à nous ont besoin de précisions, cad de raison) ; son unité fondamentale est le vécu. Mais il faut entendre par vécu également le vécu du signe lui-même.
De sorte que le moi et le sujet sont deux formations de cette implication constante qu'est l'intentionnalité ; qui n'a plus rien à voir évidemment avec la solidité de ce que l'on nomme « volonté », ni avec la précision de la « pensée ». Et qui se noue dans une unité donnée, là ; le corps.
De cela le moi, ni le sujet ne peuvent y atteindre. Ils n'ont accès qu'à des morceaux, des éparpillements, des instantanés, ou au contraire à des longueurs de phrases ou de signes, mais qui seulement se collent à même un ou le donné. Donné auquel l'intentionnalité, parce qu'elle n'est pas seulement exprimée mais tout autant percevante ou éprouvante est en plein ; elle y existe. Mais ni le mot, ni la phrase, ni le sujet, ni le moi, ne parviennent à cette préexistence de l'intentionnalité.

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