Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
instants philosophie

le sceau et le flou

26 Juin 2006, 20:43pm

Publié par zward

De par le miroir , le moi dispose d'une antériorité ...
Il se préperçoit , le sot .
Mais pas uniquement passif , le miroir est tout uniment actif : il n'enregistre pas seulement , il pense , bien que d'une drôle de maniére .
La vérité est que je crois qu'il vit plus que celui que je suis .
Paranoïa , schizophrénie , dédoublement , inatteignable supposé , désiré faussement ...
Et il vit parce qu'il en voit plus que le moi qui , lui , se doit à la durée . Le moi fait dans le durable .
Le construit . Nul ne lui en tiendra rigueur . Il est ce par quoi nous survivons , plus longtemps et avec moindre douleur . Mais ce faisant s'il n'y prend garde , il s'enferre dans les labyrinthes : il reste en discussion avec soi (et il ne est mille et une ....) Sans voir que les résolutions (il en est plusieurs ) de ces problématiques , ne s'effectue que par une objectivité : un état apaisé de ses angoisses et atermoiements et reculs et impossibilités , constantes et invincibles , ne se brise que de se déjetter : par dessus la balustrade l'auto dialogue !
Et évidemment , ces auto-dialogues souvent ne sont pas reconnus comme tels : le moi est , croit-il , en discussions avec les éléments , les autruis , les objets , les procédures , enfin tout ce que l'on imagine de frappé d'esprit , de complications tournantes , de scrupules indéniables , de logorrhée peu racontable , que l'on raconte quand même , parce que ça ne cesse pas ... le sens , enfin cette signification-là .
En fait c'est à lui qu'il cause ....en quoi il a raison ... on ne peut donc pas , jamais , jeter la pierre ... sauf que ça ne sert à rien , le plus souvent , cet ininterrompu dialogos , ça ne rend pas heureux , mais le moi doué d'un sujet veut-il être heureux ? (dont on sait bien que le sujet ne sait pas ce que "heureux" veut dire , c'est hors de sa connexion )
La proximité d'un moi d'avec son sujet ? Où se cloisonne-t-elle ?
Voisin bruyant ou inaudible ? sensibilité narrative du moi éperdu , de l'ouïe ? Ou intraduisible pour un moi déjà re-connu dans un autre moi ?
On est le jouet de cette (im)possible traduction ?

Mais qui faute-t-il donc ?
Le sujet dans un moi ? ou le moi dans un sujet ?

Commenter cet article