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instants philosophie

Le sujet non-abstrait

24 Mai 2009, 21:51pm

Publié par zward

L’esprit ne s’intéresse ni au bien, ni au mal, au bonheur ou au malheur ; il est seulement curieux.

La révolution universelle n’est pas encore achevée. Il est probable que les êtres humains ne sont pas suffisamment intelligents pour en poursuivre le projet.

Le discours est créé dans le langage humain, et peu à peu remodèle toute l’humanisation. Du discours on s’aperçoit qu’il est pour-un sujet, cartésien. A partir de l’évidence du sujet on peut penser puis appliquer la révolution universelle ; qui crée l’Etat et la société civile autonome. Des deux s’élabore la continuation du sujet mais existant, vivant dans le monde ; en tant que Moi.

Le moi dispose d’un vécu autonome dont il profite bien. Mais aussi quoi qu’il fasse, et parce que de statut il est un, il peut être considéré comme « unité de traitement de l’information » ; unité strictement individuée et dont la dénomination « unité de traitement » ne dit presque rien. Qui désespère du reste d’être individualisée certes, mais doté de bien peu de moyens pour poursuivre l’universel qu’il incarne pourtant, et du même coup continuer sa propre aventure, destinée, devenir.

Qu’il ne soit pas possible de devenir, pour tout moi et n’importe quel moi, constitue le nihilisme qui s’appesantit ici et là. Il prouve seulement l’impossibilité d’imaginer une continuation de cet universel déjà acquis. Puisqu’il est bien évident au fond à tout le monde qu’il ne peut exister d’histoire humaine en dehors de l’universalité de sa représentation.

Il n’est donc pas du tout de « crise », de décadence ou de manque maladif ; la pensée occidentale conduit invinciblement ce qu’elle doit amener ; l’esprit ne cherche pas le bonheur ou le malheur, le bien ou le mal, il les contient mais c’est autre chose qu’il crée.

Or, si l’on suit bien, le moi est l’incarnation, cad la réalisation effective, de l’esprit. Ce par quoi l’esprit, cad la représentation en général et en particulier, devient réelle ; où il appert, mais on le savait, que l’esprit n’existe qu’intentionnellement ; individuellement parce que l’intentionnel n’existe qu’en un individu, le non divisé, ni divisible parce que l’intentionnalité contient toutes les divisions possibles.

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