Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
instants philosophie

L'illusion manifeste

29 Mai 2009, 23:20pm

Publié par zward

On voit au travers de cela comme nous vivons d’une sale vie d’aveugles. Certes le Moi est la personnalisation qui a pris le relais de l’humanisation. Laquelle humanisation est fondée selon l’universalité. (Le Savoir en tant que compréhensible et non pas ésotérique, mais entièrement extériorisé).

Et certes le Moi est, au sens strict, « ce qui dispose d’un vécu et d’un système de signes adéquat », mais quoi ? Qu’en résulte-t-il ?

Rien.

Le moi se continue dans la pure idiotie. Bien loin de produire lui-même les signes et les systèmes de signes qui lui autoriseraient à se parler, il ingurgite bêtement les flots délirants et fantaisistes qu’on veut bien lui produire d’être.

En fait il croit encore à la tribu. Il croit que de s’affubler de ces oripeaux de signes, le signifie, lui, dans l’attention des autres. Il ne sait pas encore qu’il est absolument seul. Que personne, ni rien ne le regarde être ; il est sans témoin.  Par exemple lorsqu’il n’est pas soumis aux regards des autres, il s’imagine les observer « cinématographiquement » ou télévisuellement … Hallucination d’une communauté d’être, qui n’est pas.



Sinon existe la fureur d’y être, là, instantanément, et non pas sans raison, mais de raisons uniquement et strictement intérieures, mieux ; internes, à toute cette grande extériorité froide. Dessous le Moi, et ses croyances tardives, ou ses relents de vieille fièvre, le Sujet est l’abstrait cristallin ; il ne fait que ce pour quoi il est constitué ; il fait-être. Il ne se pose pas de questions au fond, il est déjà la réponse. 

Commenter cet article