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instants philosophie

Qu'est-ce que l'universel ?

7 Juin 2009, 17:23pm

Publié par zward

Il est bien certain qu’une société humaine veille jalousement à son langage, puisque celui-ci commandite également le système d’échange ; en réalité, tout est absolument millimétré ; toute différence dans les signes n’engage pas seulement l’acte lui-même, mais la prévision ; que donnera telle différence à l’avenir ? Peut-on engager un échange constructible avec telle personne ? De tel groupe à tel groupe comment prévoir l’échange ?

Il existe donc une pression toujours réelle même lorsqu’elle est allégée et dispersée ; elle engage non seulement les échanges, mais les êtres, entièrement. Il n’est pas d’anfractuosité en quoi que ce soit ; parce que notre esprit construit toujours immédiatement les réponses avant les questions qu’il, ensuite, se pose… Ce qui ne rend pas la vie, le vécu très éclairant ; hypothèse qui agace prodigieusement ce qui veut nous faire accroire que dans le vécu, on se réalisera.

Puisque chacun se destine à répondre aux signes ou à les retransmettre ; y compris et inclus les signes de révolte ou de négation. Il n’est pas d’espace et cela nous contrarie beaucoup puisque contrairement aux sociétés symboliques (il s’agissait de comprendre, de vivre non pas des « signes », mais le sens des choses, des êtres, du monde et même en cette aliénation, le Sens aboutissait à sa compréhension en et par chacun ; un Sens illusoire ou hallucinatoire, mais vécu), contrairement donc, « on nous a dit » que le vécu relevait d’une essence si personnelle que nous en serions convaincus…

La personnalité qui recherche sa résolution, (son bonheur, sa liberté, sa satisfaction, sa libération, sa révolution, sa révélation, etc), est telle une pyramide mais dont la base s’effrite dans le donné, le passé, le psychologique, voir le biophysique, ou le génétique, et dont la pointe est évidée ; sans aucun débouché (puisque l’universel fonde l’individualité, mais largue celle-ci sans aucune évolution réelle ; l’universel, politique, social, relationnel, de consensus, d’institutionnalité, n’existe pas dans la projection mais seulement en tant qu’état donné, statut livré à lui-même, là, absorbé immédiatement par le donné, ce que l’on tend à considérer comme « normal », mais qui en réalité ne l’est pas du tout).

La révolte n’est jamais que pseudo révoltes ; (sauf situations dictatoriales classiques). Parce qu’aucune individualité révoltée ne peut pas au-dessus ou au-delà de son statut universel sans s’anéantir. C’est donc dans cette universalité même que se situe le travail nécessaire ; ce qui demande donc de se poser la question ; qu’est-ce au juste que l’universel ?

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