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instants philosophie

De la vanité des relations amoureuses contemporaines

21 Octobre 2006, 23:33pm

Publié par zward

 

A les entendre, il faudrait seulement se fonder au seul niveau du ressenti … drame de la subjectivité qui cherche, cherche dans l’incapacité mentale de fonder quoi que ce soit de durable affectivement puisque nos personnalités croient n’exister qu’affectivement : pauvre petite chose va !

Le moyen de fixer le va et vient ridicule de l’affectivité est soit le mariage et cet esprit traditionnel qui tend vers un foyer : la femme et l’homme reçoivent un bébé ; toutes choses très généreuses, incritiquables en elles-mêmes ( à moins d’idéo manie pseudo révolutionnaire , pseudo révoltée : la vrai révolte vise tout autre chose que cette générosité ). Cas premier mais sur lequel je passe : puisqu’aussi bien une fois sur deux il se découd dans les oripeaux psycho affectifs du subjectivisme.

Je suis ma loi , dit le subjectivisme ! très bien : mais où la situe-t-il sa loi ??

Et bien dans l’observance (inquiète voir prise de panique … crise d’angoisse etc ) de ses variations affectives. Comme il ne dispose mentalement de rien d’autre que ce seul critère – on ne lui en pas fournit d’autres et fainéant comme pas z’un, il n’a pas cherché énormément – il varie profondément au moindre éclat disgracieux sur sa face imberbe, pas vivante, inerte.

Ce que je veux dire, c’est que comme nous sommes déliés de la règle «  je donne ma parole », qui ne nous pèse plus et qui engageait mentalement au-delà de soi (dans le mariage , fiançailles, et surtout , surtout (puisque c’est de ceci dont il est question !)  sentiments tels que sacralisés et jurables et éternels , etc : ce qui est le plus essentiel de la parole donnée à deux ).

Au-delà de soi ; et bien les affects , bredouillants , bavasseux , livrés à l’autonomie séparé au sein d’un sujet humain désarticulé de partout , sans unité interne , cad sans intériorité (romantique par ex , mais entre autres unités ) : d’un sujet qui prend la,partie pour le tout et juge de soi , de sa vie , de l’autre , sans rien chercher plus à entendre

 (et pour cause , ça pense pour lui à l’extérieur ! aussi comment cela ne penserait-il pas également pour lui dans l’intériorité ?? !

Et oui l’extériorité qui nous fournit nos images, nos voix discordantes, nos scénettes toutes faites, est devenu notre rythme intérieur !! Contamination nécessaire du sujet, qui plus il se croit original, plus il s’enferre dans la connivence noyée !! )

Juge de la partie, parce qu’il ne perçoit plus que des parties, et ce pour cette raison : l’affect, qui va-et-vient incessamment, (ah le règne des femmes en mauvaise part !) , ne peut pas structurellement s’intéresser au tout … ainsi le pôvre sujet est-il , suivant une pseudo articulation de son être , détrôné sans cesse de tout jugement , et rapetassé , petit rabougri , au simplissime . IL aime, il aime pas, il critique, il apprécie, il décide, il repousse, et ce inutile de chercher les raisons réelles : ce ne seront que des raisons causées, immédiates, bateaux, communes : cad sans profondeur.

Et alors ?

Alors … et bien je viens de le dire : de ne pas viser la totalité, c’est se précipiter dans des appréhensions de la réalité, de l’autre, de l’amant, de l’aimée, non au travers de jugements articulés, compréhensifs, ouverts, (cad intelligents …) mais via la masse indistincte et mouvante des affects ; qui gouvernent, une fois sur deux, n’importe comment : selon des réflexes. Et la plupart du temps selon des réflexes appris ou convenus ou branchés sur une quelconque mode précise vaniteuse.

 

 

 

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