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instants philosophie

de la finalité philosophique - 2

5 Décembre 2006, 23:19pm

Publié par zward

Que les vécus aient à se charger d’eux-mêmes signifient non seulement que cela est plus enviable (ça coule de source) … mais aussi que cela est plus efficace, cad décuple le possible. Puisque les sources d’informations, de résolutions, de mises en forme, de réalisation sont multipliées, la richesse (toute la richesse, qui ne se conçoit que Une : puisque l’on ne peut développer la technique sans développer l’intellectualité, ni l’intellectualité sans la culture, mais quel est la nature du sujet qui portera la culture elle-même, etc. La Richesse est en soi un concept.)

Ainsi donc la philosophie est créatrice (en partie évidemment) de ce mouvement confondant historique. Du moins ici cela est-il exprimé.

Qu’il y ait nécessité à exprimer la multiplicité en sa dimension n’est pas seulement enjeu de savoir … mais comment un sujet peut-il se développer si il n’ajoute pas à son être la compréhension de son être acquis en comparaison de son être possible ?

Ad : l’intellectualité de la démarche est l’exigence même de l’élaboration et non pas accessoire ou seconde.

A rebours,l’intellectualité de la démarche (qui se nomme soi « philosophie ») est non intellectuelle en soi : elle parie sur le réel même qu’elle est , cad le sujet.

Que ce « sujet » ne soit pas un « moi » , mais qu’il soit plus que n’importe quel moi , est ce qui peut troubler … de qui parle-t-on , s’interroge le moi qui lit une philosophie … ?

Et bien pas du moi selon le moi … du reste le moi ne se parle pas … il parle, oui, mais de ceci ou cela …et lorsqu’il s’investit et qu’il croit « se » trouver … c’est de son objet de désir, de réalisation, son projet dont il parle mais pas de soi.

Le soi du moi est un vide : il est toujours reporté vers un objet, projet, une autre conscience de soi. Il peut se remplir comme il veut, il n’en sortira pas.

La technique philosophique inverse le mécanisme (d’être ceci ou cela), mais dans une torsion ; cad que l’on débouche très vite sur une incompréhension : la recherche du moi, qui se donne des tas de reflets proches, très nettement dessinés, ou qui lui semblent tels est très étrangement dérivée dans l’espace philosophique. Cette étrangeté est proprement ce qui est sans cesse redéfini philosophiqument. Quel est l’être du sujet ? Voilà la question. Mais cette interrogation ne se décline pas seulement individuellement : existentiellement par ex : elle se voulût d’abord en tant que conquête de l’acculturation générale. Par l’esprit. L’esprit n’est rien que le représentant , dans la représentation culturelle, du sujet, étant entendu que sujet ne signifie pas « moi ».

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zwardoz 13/12/2006 00:37

hello Phène
merci du com.
et bien il ya , à mon goût quelque chose comme cela ...
mais je suis un invétéré rationnaliste de la pire espèce...
je préfère dire qu'il y a dans le sujet -même , l'universel à l'état pur.
ce qui est ,peut-être , pour toi , une contrefaçon, et si tel est le cas je l'imagine trés bien :-)
mais je ne puis pas me désolidariser du sujet individuel.
la quadrature du cercle : pourquoi , comment le sujet supporte -t-il l'universel ?

PhÚne 10/12/2006 14:20

Bonjour Zward,
J'apprécie tes développements.
A la question : quel est l'être du sujet?
Je répondrai : une substance impersonnelle!..