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instants philosophie

le poids du mort

10 Décembre 2006, 21:06pm

Publié par zward

Si le sujet n’est pas le moi, mais si il n’existe en réalité que le moi, c’est que le sujet existe en vérité.

Où l’on voit que le sujet est mal venu dans le moi, et en même temps constitutif du moi qui cependant joue sur les deux tableaux. Non seulement le moi n’est pas Un (mais constitué et complexe et complexe en tant qu’ « êtres » , et non seulement complexe de parties différentes), mais en plus il triche.

Il triche nécessairement : parce que la difficulté et  la richesse des situations à gérer ne peut être résolue par le sujet : trop monolithique : mais par un moi  disposant de ressources diversifiées (habitudes , culture, histoire personnelle, relationnels, en plus de la multi dimension de son êtres )  et de cette nécessité de trahir le Sujet … à un glissement constant … il n’y a qu’un pas.

Lequel peut être d’autant plus vite franchi que le moi peut très bien ne pas considérer la vérité (et le Sujet ) comme étant réelle, et qu’il suffit d’une allégeance socialisante qui prétendrait passer outre la Vérité pour que tout se déplace. Pour que le moi prenant appui sur la dite socialisation se déchausse de son origine de sujet. (glissement para-démocratique).

Il se peut aussi que le moi prenne de soi-même le pas sur la vérité : puisqu’aussi bien, il n’est que peu de choses dans la réalité vécue qui puisse le convaincre de la validité du sujet … de ces valeurs-là.
Et d’autant que ces valeurs là ne remplissent pas … ne remplissent pas quoi ?

Le vide du moi. Le moi est perdu (pour le sujet) dans sa faim immuable. Il veut être comblé.

Il veut que ça soit visible, une masse, un poids : en fait le poids de son propre corps. Ce corps qu’il ne peut pas mesurer, qui à la fois pèse et ne pèse rien. Le poids du corps fournit, fourbit , enfourne le désir du moi.

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