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instants philosophie

jouissance

14 Décembre 2006, 16:52pm

Publié par zward

En tout et comme il se doit , il est impératif, pour qui veut commencer d’y saisir quelque chose, de nommer ce qui se passe.

Or donc de le nommer ne dit pas nécessairement ce qui se passe réellement : parce que la nouveauté étant en cours, elle ne peut déjà s’expliciter.

Par contre la volonté-désir-nécessité de nommer pousse en avant l’ensemble de la machinerie : il ne sera plus question seulement de vivre ceci ou cela, mais de devenir.

Ça se nomme : une trouée. Ça sillonne. Ça creuse un sillon.

Par quoi chacun est appelé à extirper de soi ce qu’il peut.

Si l’on ne veut pas devenir, mais seulement vivre, le vécu s’aplatira jusqu’à revenir à ses conditions de départ : le propre de notre réalité est qu’elle puisse s’accélérer, cad multiplier son être.

La philo dit : ça multiplie l’être. Ça ne se contente pas d’ajouter des modules ; ça remet en cause, place et divination ce qui doit ou peut l’être. Le devoir-être et le pouvoir-être.

Ce qui fondamentalement signifie : un déplacement de la jouissance.

En cela c’est expectoré par le moi et tutti quanti : le moi et ses acolytes ne veulent nullement que la jouissance se déplace.

En elle-même la jouissance doit être collée à un quelque chose dont la saisie est médiatisée.

Elle se rêve de ne s’atteindre pas : emportant chacun dans une irréalité jamais décevante, mais toujours broyée.

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