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instants philosophie

la perfection

29 Janvier 2007, 21:22pm

Publié par zward

Ceci est la seule façon de s’en sortir : croire que la perfection est absolue.

Tout ce qui est, est parfaitement ce que cela doit être.

Que nous ignorons en quoi et comment, signifie avant tout que notre idée de la « perfection » n’est pas la bonne.

Que l’univers n’ait pas de sens, c’est une chose.

Qu’il ait un sens-autre que celui-là (que celui que nous préjugeons) c’est une autre chose.

Que nous ne soyons pas en mesure de calculer cette signification est une hypothèse plus raisonnable que celle qui nous autoriserait à penser que puisqu'il n’obéit pas à nos attentes, l’univers n’a pas de sens : celle qui fonderait sa position de décréter un non-sens fondamental.

Ce qui ne veut rien dire du tout :  puisqu’alors on se réfèrerait à une supposition de « sens » dont on n’a que faiblement l’idée soi-même, et qui plante notre être là où il est : à savoir : la terreur de la mort. Crevassé par cette certitude ? Pourquoi notre être le serait-il ?

Si cela doit finir un jour, par contre, ce jour-ci est l’unique occasion de scander l’Etre d’une seule lumière.

La  pensée précédente, position négativiste, de fait, ne nous permet pas du tout d’exploiter notre potentiel : use d’un frein intérieur qui ne manque pas de saper toute machinerie.

Machinerie au sens de complot.

Complot parce que l’on ne se raisonne pas tout-au-devant de soi : mais on se ramasse bien plutôt à-rebours, dans l’entre-temps qui ne signifie pas encore : soit : le moyen d’acquérir le pré-sujet incompréhensible : qu’il se rabatte sur un Sujet décidément convaincu de perfection.

L’essentiel donc est que cela embraye, comme effecteur. Que cela produise une machinerie.

Machinerie qui de par sa cohérence ouvre le possible.

Machinerie qui de par sa dureté logique interne soit la violence même, intérieure, et assurée d’elle-même. Il faut, comprenons au moins ceci, ramasser intérieurement les plus grandes densités, les fétus de paille, les grands ensembles et les liens. La machinerie de par sa dureté brise les autres chaines de paroles, mots, liaisons : c’est sa cohérence qui guide son unité et donc son autonomie. Parce qu’autrement, les déjà-vus absorbent tout l’être disponible.

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