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instants philosophie

depuis

2 Mars 2007, 20:48pm

Publié par zward

La philosophie embouche depuis le début, la trompette du Sujet (cad de cette part de l’individualité qui formule mot à mot et prononce : prononce ce qui doit être reçu comme réel : ce qui ne préjuge pas de ce qui « ne peut pas être réel » mais seulement de ce qui est recevable).

Ce faisant elle néglige raisonnablement le moi : qu’elle reflue hors du champ actif.

Mais cela n’avait pour finalité que d’imposer la forme universelle du sujet-citoyen.

Ce faisant la forme-dite pense pour toute individualité : qui tient de ceci au Sujet, de fait. Qu’elle le veuille ou pas.

Auparavant comment un individu se serait-il nommé soi dans l’ampleur culturelle qui lui était échue ?

Selon le divin ? Selon l’ordre féodal ? Selon l’assujettissement  au roi ? au pape ?

Ah oui, un possible : selon l’art … il pouvait se réclamer de son nom propre.

Le développement fanatique de l’artiste : ce fanatisme : est poussé par un monde humain dans lequel l’individualité n’est pas reconnue. Puis cela devînt frénétique : cad s’est multiplié à l’infini : puisque chacun existant comme sujet (au sens générique : comportant un Sujet en lui).

De pouvoir se nommer « Je », et ceci culturellement et socialement et dans la reconnaissance de chacun par chacun et par tous, c’est passer de l’autre côté de la montagne jusqu’alors inaccessible.

De cela, il n’est pas dit que chacun ait à sa disposition les expressions réelles de son état (de sujet générique). Mais nos deux cents années de prospectives sur soi, de Descartes, Rousseau, Rimbaud, Nietzsche etc. nous donnent les moyens de parvenir à une effectuation de notre être : cad à le multiplier, à la pourvoir en expression de ce sujet-soi.

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