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instants philosophie

intégration philosophique

20 Mars 2007, 23:11pm

Publié par zward

Alors c’est le Sujet qui pense ainsi. Une information acquise est intégrée : elle est considérée comme vécue. Elle ne se répétera pas. C’est autre chose qui viendra à sa place.

Ce qui n’est pas du tout le point de vue ontologique du moi : le bonheur il veut que ça dure. Son identité il ne peut pas penser qu’elle puisse cesser.

Il est donc un choc d’essences, d’unifications différentes.

La question est donc : notre être est-il du moi ? Ou est-il du Sujet ?

Ce qui rempli d’incertitude tout individualité non philosophique, c’est que le critère de réalité, de vécu, de réalisation n’est pas le même.

Mais cela fonctionne aussi pour l’artiste : il ne répète pas. Il diffère. L’enjeu est de devenir plus loin que les signes posés. Les signes posés, il s’en fout. Il n’y est plus, il avance de ne plus y être. Signe après signe, il avance des pions. Mais l’échiquier peut être lui-même modifié.

L’ontologie du moi réprouve l’ontologie du Sujet. Mais de fait il existe un moi qui désire, et un Sujet qui réalise. Un moi qui se veut éternellement et un Sujet qui Est.

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Jean Louis 23/03/2007 12:06

Hum, c'est la pensée qui crée le sujet, pas le contraire. Il n'y a pas de sujet supposé savoir mais un savoir qui suppose un sujet. A la merci de ce qu'il lui vient, il est, le pauvre sujet.
Quant au moi, oui, il se conçoit en se déployant dans la durée et à travers des actions. J'aime cette comparaison : ma maison et ce qu'il y a autour, c'est un décor familier. Mon for intérieur est aussi familier. Peut-être le même genre de processus à l'oeuvre dans les deux cas.