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instants philosophie

histoire de la philosophie -4 - ce qui fût et ce qui devient

28 Avril 2007, 08:55am

Publié par zward

Nous sommes donc en présence d’un Discours. Dés le début.

Le Discours est unique et résume tout, en exprimant tout.

Pour ce faire il suit son propre fil : il sort de son chapeau la totalité de ce qui peut être dit.

Peut être dit de manière cohérente en suivant cette intuition : il existe du dire qui est faux vaguement et du dire qui est vrai absolument.

Ce qui décide de ce qui est vrai, c’est ce qui est réel.

Ce qui décide de ce qui est réel, c’est que cela soit exprimable clairement et en cohérence de l’ensemble du dit.

 

Par cela on s’assure une unité dans les mots : unité définie comme Discours.

De par cette unité, on est, soi, indépendamment de toute autre influence.

De plus ce qui est dit, étant réellement ce qui est, offre un résultat qui peut lui-même être ajouté aux dires précédents.

Ce qui n’est pas en cohérence ne peut pas être ajouté de façon certaine et donc n’offre plus que des demis possibles non-assurés, voir incertains. Plus rien qui puisse fonder et l’action, et la pensée prochaine.

 

L’hypothèse de base est que le Discours peut se développer absolument (ce qui est réalisé : tout est explicitement dit, de ce qui est dicible, à partir des fondements du langage), et parfaitement (sans incertitudes ou alors d’incertitudes relatives et corrigibles).

 

Cette hypothèse signifie que le monde s’enchaîne au Discours qui s’enclenche en une unité, le Un, au-delà du Discours. On ne dit pas : cet Un est dieu ou une unité du monde quelconque : on dit : l’Unité est ce à quoi aboutit le Discours et ce dont le Discours est le seul chemin d’accès possible.

Cette unité est intellective. Ne demande pas de croire : mais de penser.

 

Trois conséquences : l’Etre comme Un est le Bien. Cad que tout cela au final est fondé en tant que positif absolu.

Et deux : le Un est notre nature même.

Et trois : ma nature doit exister adéquatement au bien. Cad au Tout.

 

Il n’est pas évident que le monde, la vie soient un Bien … on peut y appliquer d’autres qualificatifs, plus ou plus agréables.

Il n’est pas évident non plus que nous disposions d’une nature ayant en soi son autonomie.

Si l’homme se réfère à ce qu’il ressent, il peut très bien être désespéré de tout, ou apparemment infiniment heureux. Peut-on en conclure réellement quoi que ce soit ?

Ici, avec l’Etre, il est question de juger définitivement ce qui est à vivre (ou pas).

 

Second point : l’autonomie on dira que c’est celle de la raison, mais pas de moi qui suis moi.

Que je puis très bien être lié par la raison et que cela me déplaise.

Troisième point. Mais alors il faut choisir ce que l’on veut. Si la raison dit que telle intention est fausse, ça signifie qu’elle n’est pas réelle : que ce que j’en recevrai, n’étant pas réel, me satisfera à mesure de son irréalité. Que ce que je veux est limité et ne tient pas compte de la totalité, cohérente, et donc j’en recevrai la part limitée voir une miette vaguement possible, et mon action ou activité ne pourra pas être tenue comme active et satisfaisante dans une totalité existante, mais inutile ou peu importante.

 

Il se peut cependant que la raison, la réalité et la totalité étant respectées, elles soient trop étroites.

Il se peut que beaucoup aient voulu affirmer la totalisation de l’Etre tel qu’ils le présentaient.

Mais il est évident que ça ne se peut pas seulement d’un seul … que par conséquent la raison, qui dit ce qui est et ce qui doit être, mais aussi doit dire ce qui PEUT être, n’est pas au bout de son devenir.

La raison ne peut infirmer son existence du fait de tel ou tel manque. Ce qui est acquis est acquis.

 

C’est qu’il est arrivé quelque chose au Beau Discours. Il a cessé d’être pensé comme en-soi , de toute éternité , et parfait en une seule fois. Cessé d’être perçu comme pensé depuis toujours, attendant d’être écrit, ici bas.

 

Il lui est arrivé ceci : qu’il fût affligé d’un sujet.

Le Discours est un discours(d)et non plus le Discours (D).

Il est relatif à un individu qui le parle, l’écrit, le reprend, le contredit.

Et non seulement cela, mais le sujet et son discours (d) sont eux-mêmes dans un monde.

Lequel ne peut plus être pensé dans et par uniquement en un Discours qui conduit au Un non visible.

Sujet, discours, monde restent là. Cad dans un Là.

Et non plus sujet(homme générique), Discours (un, unitotal) , révélant son Un (caché dedans).

Et ce d’autant plus qu’il y en eut un qui optât pour la compilation sensé de tous les Discours : qu’il y ait une pluralité de Discours (qui se veut pourtant un vers le Un caché), est une hérésie. Il faut donc qu’il n’existe qu’un seul méta Discours qui exprime tous les Discours dans son Discours à lui.

Tout cela mène à des positions étranges.

Parce que tout le monde tend à garder en mémoire l’idéal philosophique d’un discours unitotal, clos, et que l’on aime à contredire dans son apparente inanité même : mais cette position philosophique de base est abandonnée depuis longtemps … quelque chose d ‘autre s’est imposé.

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