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instants philosophie

Centre philosophique du réel

9 Mars 2011, 21:19pm

Publié par zwardoz

Si l’on s’en tient à la stricte observance du devenir philosophique, (qui détient la vérité des siècles, en ceci que philosophiquement seulement s’énonce la position de notre être au sein de ce monde-ci ; laquelle position peut être vécue, et intensément, de multiples façons, mais c’est philosophiquement qu’elle se met en forme à peu près adéquate ou en tout cas au plus proche), il apparait que l’on est passé du discours cohérent valant en soi, au sujet comme opérateur d’un tel discours puis au développement sans précédent de ce même sujet en et hors du discours, sans pourtant que ce sujet n’abandonne la cohérence.

Ce qui veut dire que des paroles furent déployées, acharnées en une cohérence, qui n’était pas nécessairement limitée à produire un discours rationnel, mais à créer une cohérence manifeste.

La figure absolue de notre historicité est le créateur ; cad celui qui invente une vérité. Au fond cela revient à poser un sujet comme créateur de l’être même. Notre fascination pour l’artiste, la révolte ou la véridicité, revient à affirmer que l’individualité humaine et elle seule, permet à l’humanisation de se développer. Il n’est pas d’humanisation symbolique ou de surhumanité ou d’humanité générique ; toutes elles doivent être perforées par l’individualité pure.

L’effet démocratique de cette perforation, le moi s’en connait lui-même ; la personnalisation est l’aboutissement (au 20ème seulement, acquérant la lecture et l’écriture des signes), de la métamorphose du ; langage du groupe au langage privé. Le tour de force décisif, pour chacun, est de comprendre ce que l’autre, tout aussi acharné, dit. Ce que l’un arrache de ce qui est exprimable, chacun a à charge de se le redire.

Hors cela, il faudrait écarter la poésie, l’art ou la- les littératures, de la réflexion … Ce qui est absurde ; c’est d’un seul cheminement, plein  et unique, que de la pensée de l’être, d’un sujet universel, on aboutit à la saisie de l’être par tout sujet, bien singulier.

En retour ; le sujet singulier (disposant de littérature, d’esthétiques, de conceptualisations, de scientificités, etc) n’est pas non plus le moi individualiste si limité du libéralisme. Et ceci n’est pas accessoire ; le libéralisme est la pensée naturaliste (qui ne découvre sa fondation que dans une supposée naturalité), de réduction de cette immense inventivité qu’est politiquement le démocratisme.

La démocratie est plus vaste que ses réalisations ou traductions. Le moi, pour nous, inachevés, tous, fait figure du sujet, singulier, et non pas naturel, que l’on n’est pas, et que le moi s’image-être.

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