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instants philosophie

De l'humain (en peu de mots)

14 Avril 2010, 21:28pm

Publié par zwardoz

Il est donc un paradigme absolu qui tient au fait du langage ; qui consiste à tout donner en une fois pour tous dans un partage complet et sensé qui soit accessible en tant que monde ; en tant qu’il est, ce partage, ce monde même. Mais qui ne peut être tenu et transmis et mis en œuvre que dans l’espace tribal ; dans la mesure où chacun y demeure à portée de voix. Espace tribal qui perdura longuement antérieurement à l‘époque historique humaine ; antérieurement à l’écriture, lorsque les échanges eux-mêmes adoptaient une voie significative et cérémonielle.

La déclinaison de nos règnes, royautés et empires tentèrent de réguler sous l’égide d’un seul ou de quelques uns, la parole, mais confisquée ; amenant une paupérisation langagière parfois quasi intégrale du peuple. Et qui se manifeste intégralement dans la suprématie sans contexte de la dite « culture » ; réservée à et par et pour une élite ; soit dogmatiquement par une caste sociale, soit plus subtilement par quelques-uns occupant et investis dans les stratégies intellectuelles et intellectives.

La confiscation de la parole est aussi la séparation sous-jacente de tous envers tous, et de toute chose hors de toute chose ; par quoi plus aucun, ni rien ne s’entend ; ça parle mais la parole n’organise plus le flux global de l’humain ; en fait il n’est plus même de globalité mais une dispersion de tous les êtres.

Dispersion qui est pourtant régulée quelque peu par la rationalité ; qui se fonde sur la séparation radicale de tout et de tous, mais qui dans le même temps relie intellectivement les choses et les êtres dispersés.

Ceci pour installer la Loi ; la loi est le code du message en tant qu’explicite et comme tel à la vue de tous. Mais la loi si elle fixe les règles, ne relie pas le vivant, le mouvant ; elle découpe. La loi (de droit) ou les lois (des connaissances et des systèmes esthétiques par ex) cautionnent des êtres, des objets, des unités, des configurations, mais tout ceci dans la stricte observance de codes précis et séparés.

Il est donc un méta système qui régule et fonde les dispersions ; celui de la séparabilité intégrale médiée par les codes et les systèmes attenants.

Or cependant de même que l’inconscient remonte de l’individuel jusqu’à noyauter ses fins explicites et explicitement conscientes ; de même il est une non conscience qui se glisse partout entre les codes et les systèmes (tous limités et jamais régulés globalement) et qui parcoure invisiblement les détails comme les ensembles impensés. L’entre-deux est envahi par son individuel inconscient comme les finalités humaines globales ont glissé hors de tout contrôle. Le contrôle, tout relatif, ne s’exerce que dans la partie médiane des êtres et des choses, des organisations et des relations, de l’inter individuel et des échanges (eux-mêmes incluant donc les productions de ce qui s’échangera).

Tout cela est rejoint, dans ses fins conscientes, par ses inconscients et la pauvreté de sa réflexion de l’humain sur soi nous confond de son  immense lassitude.

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