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instants philosophie

De la contrainte de l'être-libre

25 Août 2012, 19:39pm

Publié par zwardoz

Le libre de base

Le savoir de soi est radicalement simple et sans contenu ; il est absolument parfait et nous confère l’Idée de l’infini, mais de plus et pragmatiquement, il nous commande de pousser la détermination, le quelque chose, la matérialité, le donné, le monde ou le vécu, jusqu’aux limites. 

Le libre augmenté

Essentiellement les limites de cette intentionnalité elle-même en tant que toute conscience étant conscience de nécessairement quelque chose, toute conscience est organisée ou plutôt ordonnée. Ce ne sera donc jamais une conscience fantaisiste qui nous libérera des intentionnalités déjà réalisées et déjà ordonnées, mais un surcroit d’organisation ; une ordonnance plus grande et plus distinguée venant suppléée à l’ordonnance acquise ; ça n’est pas dans l’informe et la liberté trouble, mais dans la poursuite de la systématicité. 

Les niveaux

Ainsi peut-on penser l’esthétique, l’éthique, la politique, comme l’idéel et ceci sur le fondement de cela ; étant simple retour-sur, la conscience n’est pas une forteresse mais déjà totalement débordée, et immergée dans le donné, le monde, le vécu ; tout ce qui revient au formel pur (qui ne cesse pas d’être qualifié de purement lui-même, puisque forme aucun contenu ne remonte jusqu’ étreindre la forme, la structure), tout ce qui revient au formel pur existe en plus et non pas s’oppose, en rien, à ce qui est, ce qui vient, ce qui arrive, mais rebondit, existe à nouveau et vide et formel à la suite de tel ou tel déterminé. 

L’en-plus constamment disponible

La réapparition incessante, mais intermittente et souvent passive de notre être en propre, l’attentionnalité, impose à chaque fois un vide complet et une neutralité ; bien que dans le même temps, cette apparition soit déterminée… ce qui est réellement effarant. Ma conscience se maintient dans l’être en tel ceci ou cela, mais en même temps, elle peut s’étendre ou se distendre, se recentrer ou varier. 

L’ordonnance n’empêche pas d’être en-plus

Encore une fois il est certain que toute conscience est et n’est conscience que de quelque chose, de ce quelque chose elle détient une cohérence ou en est détenue. Elle suit donc toujours l’ordonnance d’un langage, d’une situation, de la présence de tel autre conscience, regard, de tel signe lié, etc. 

Mais ce par quoi elle dépasse invariablement sa mise en ordre passée, connue, communiquée, se réalise via la constante de cohérence et l’augmentation du systématique. C’est la systématicité qui en prenant en une fois plusieurs fois la réalité et soi-même compris, que l’intentionnalité ramène à elle seule ce qui autrement est perdu déjà toujours dans l’ordonnance des autres, des mémoires, du langage. 

L’universel en plus du reste

C’est en cela que pareillement l’universel, cette invention dans le langage plus grande que le langage, fut utilisée afin de dépasser le langage, la communauté, le groupe, la particularité, et donc de dépasser par une systématicité (en quoi consiste la « raison ») les systèmes locaux ou localisés, leur poids, leur contraction. 

Ce qui s’est appliqué, imposé, contre tout système particulier (toute énonciation se forme comme système) fut donc un super système cohérent, dont la systématicité englobait ou dépassait ou glissait hors (de par sa systématicité même) les précédents ; de même tout être-libre ne l’est en-plus que dans la formulation englobante de systèmes de signes plus vastes ou plus denses ou plus intenses que le système, limité et particulier de la, sa personnalité. Qui devient seulement une personnalisation, un processus, procédé, et non plus un état ou une essence destinée. 

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