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instants philosophie

De la perfection bien réelle

21 Décembre 2011, 15:31pm

Publié par zwardoz

Puisque l’être est, l’être est parfait. La difficulté étant que l’on ignore en quoi consiste cette perfection ; elle demeure pourtant un principe absolu.

Puisqu’elle indique en quel sens doit se plier notre compréhension.

Il se trouve que certes nous installons notre petite cuisine suivant cette règle de compréhension ; nous possédons immédiatement que le réel est, et qu’il est cohérent. Relevant donc de l’intellection, hors de laquelle rien n’a de sens, ce qui veut dire de possibilité pour nous.

Que l’intellection est seule possible pour nous, c’est ce qui doit barrer la route à l’étourdissant déploiement d’un monde humain parcouru de toutes sortes de vies individuelles. Parce qu’au sein de l’humanisation, existent des personnalités ; lesquelles ne sont de ce fait pas nées toutes seules et par elles-mêmes, mais en tant que secondes dans le processus d’humanisation généralisée.

Or cette humanisation n’est elle-même possible que d’être universelle et universellement tenue. C’est la dite « raison » qui rend possible que l’humain soit (à lui-même sa propre fin) et en cette fin, que chacun puisse se réaliser soi. La personnalisation est donc contenue dans l’humanisation, mais l’humanisation se poursuit par la personnalisation ; et l‘un comme l’autre n’existent que selon, par et pour l’universel. Or c’est ce « pour l’universel » qui cause problème ; puisque chacun existe pour soi-même, c’est évident. Incrustant une finalité fondamentalement absolue dans l’absolu dit « générique » de l’universel.

Que l’universel forme la base (historique et métaphysique) de l’humain, il en résulte qu’il n’aboutit pas à une raison d’Etat ou à la Science ou à la Culture (de son piédestal), mais à la démocratie. Puisqu’à l’universalité s’est ajoutée l’individualité ; au lieu d’une raison massive et générique et orthodoxe, (qui s’imposerait à tous et à tout, indivisiblement), il faut donc en conclure à une raison en tant que forme.

La raison, la vérité, la liberté sont des réels tout purement formels. Et tant que formels, absolument actifs. (Puisque la forme n’étant rien, et n’existant pas, est « ce qui épuise le monde », et tous les mondes).

Par perfection il faut donc proposer que l’être est toujours totalement actif et réel, parfait, sauf que la perfection dite est en elle-même (apparemment et autant qu’on en puise juger), cette perfection est absolument formelle et donc inexistante.

Elle est absente en tout, (sauf à l’introduire), mais c’est parce qu’elle produit tout. Elle est antérieure à tout monde. Il se trouve donc qu’en nous, la perfection doit être voulue ; il ne peut en être autrement puisque notre perfection est le libre pur. Celui qui ratatine tout donné, tout vécu, tout monde.

Nous naviguons donc dans divers absolument-là ; l’être et l’universel de l’entreprise métaphysique (qui se dit du discours cohérent et adéquat, au moins à sa propre formulation) d’une part et d’autre part de l’origine de ce discours en tant qu’il est causé par un Sujet (qui se dit, lui, ontologique ; il montre l’être tel qu’il est actif, cartésiennement, et tel qu’il est présupposé par toute espèce de science, qui est un objectivisme dans le sujet, et par toute personnalisation, qui est un subjectivisme dans le monde donné vécu), et donc par toute espèce de culture (étant entendu que l’a-culture universelle, qui ne tient à aucun groupe humain en particulier, supplante toute culture d’un monde particulier et n’a de fin que la planète elle-même).

De même toute personnalisation est elle-même (bien qu’elle se croit l’unique fin, ce quelle est, oui, mais il existe plusieurs absolus puisque réels) prise dans le devenir du sujet tel qu’il doit émerger. 

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