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instants philosophie

De la philosophie (en gros et ce qu'elle indique)

13 Novembre 2012, 17:56pm

Publié par zwardoz

Le cadre et le tableau

La philosophie s’entend comme saisie du cadre général de tout ce qui est.

Peu importe le tableau, remplacé, défilant par çi par là, on remplit le cadre général comme on veut, et d’une certaine manière, cad d’un certain point de vue tout à fait abstrait, peu importe.

La description du cadre qui pourtant existe extérieurement aux tableaux de mondes (divers et variés) s’effectue via des éléments du monde, ce qui est contradictoire et impossible ; le cadre ne rentre jamais comme tableau ni de quelque signe que ce soit appliqué sur la toile du regard, mais nous savons pertinemment que c’est dans et par le cadre de tout monde, quel qu’il soit, que nous, nous existons.  

 

A partir de ce qui apparait

Que la description du cadre général de tout ce qui est, s’effectue via pourtant les éléments du monde (alors que le cadre lui est tout extérieur) et implique donc la difficulté de comprendre de quoi il retourne en philosophie.

C’est que puisque tout est traité selon les éléments du monde, et que c’est autre chose que le monde, le donné ou le vécu, qui doit être pensé ; à savoir le cadre général de n’importe quelle réalité qui se manifeste dans le tableau mais non pas selon le cadre ; il faut donc lire au travers, au-delà, en transparence, entre les lignes et se tourner non vers ce qui est dit, nommément, mais vers ce que cette expression indique, montre, appelle.

 

Faire-voir ce qui n’apparait pas

Autrement dit la philosophie fait-voir un réel qui n’apparait pas ; qui est « ce en quoi apparaissent les choses, les êtres, le monde, les phénomènes, etc ».

Elle le fait-voir, mais originellement elle a présenté son mouvement comme Pensée ; la pensée tente de définir abstraitement les cadres généraux de toute apparition, réalité, et comment il faut comprendre « ce qui est » lorsque l’on abstrait, extrait des réalités les encadrements spécifiques ou tout à fait généraux.

 

Les cadres généraux de tout monde particulier(s)

La tentative consistait à abstraire des réalités les qualités ou déterminations communes en tout et partout, et de prétendre que ces qualifications existaient en elles-mêmes et hors du monde, alors que visiblement ces qualifications s’extrapolaient du monde, du donné, du vécu, et que la matière, la réalité, le donné tel que « là » collaient à même les Idées, les cadres généraux et que donc on ne pouvait pas déduire ces encadrements à part d’un monde existant réellement ; ce qui n’est pas en soi gênant, sauf que de ce fait on ne peut pas réellement comprendre les dites idées, les cadres généraux qui appartiennent originellement au monde et sont donc acceptés tels quels sans connaissance effective.

 

Les éléments manquants

De même la scientificité s’est développée de ce que l’on ne part plus de tels éléments donnés, immédiatement, connus, relevés du langage commun ou de la perception simple, mais que scientifiquement on étend la quantité d’éléments que l’on va repérer dans le monde et le donné, et que c’est uniquement à partir d‘un nombre d’éléments répertoriés que l’on estimera l’observation suffisamment exhaustive afin d’en retirer une loi ou une classification.

 

L’expression intégrale du pensable (un monde unique et non des mondes particuliers)

La pensée entendait tenir pour connus tous les éléments du monde et en déduire ou extrapoler la vérité adéquate ; il est clair que la surface réduite observée ne pouvait mener à une connaissance bien rigoureuse, mais ajoutons qu’elle tenait également que le développement de la pensée sur elle-même devait fournir les idées les plus générales suffisantes, et de dessiner le plan d’un « monde en général » indépendamment de n’importe quel monde particulier.

Tout ce développement ne peut malgré tout pas être jeté aux orties ; il fut élaborer la totalité possible du penser (un être placé en un monde aboutit à produire un système d’idées cohérentes) ; ce qui permet d’ouvrir la plus grande pensabilité possible récupérable en toute occasion. Le but, la finalité étant de pousser jusqu’aux limites l’expression ; que tout ce qui est pensable en cohérence, sorte et ex-siste, sorte de.

 

Le sur-plus hors de la pensée, seul réel

Mais ça n’est pas seulement en cela que joue la pensée pure (ou prenant l’abstraction hors de tout particulier, afin de déterminer un monde qui vaut pour tous les mondes, restriction faite du manque d’éléments exhaustifs mais compte tenu que la pensée, le penser peut créer un cadre idéel valant de par soi) ; puisqu’il ne s’agit pas uniquement de stabiliser un contenu, une série d’idées, seraient-elles abstraites et générales encadrant les réalités, mais de situer et repérer notre être au sein du monde.

Il apparait à chacun et généralement que quoi que l’on en dise, nous nous plaçons sinon hors du monde du moins au bord de ce qui est. C’est ce déplacement qui est l’enquête menée par la philosophie.

Et l’on entre en ceci réellement dans le cadre général qui ne se dit pas ; au travers des idées, qui permettent au moins idéalement de catégoriser les réalités en quelques cadres effectifs, se précise la position de notre être ; c’est au travers des catégories ce qui est longuement décrit, mais aussi au travers des attitudes diverses du sujet, au travers des démontages analytiques des mondanéïtés des sciences physiques ou humaines. 

 

Mais c’est aussi ce lieu énigmatique en lequel chacun existe qui n’a pas de nom, et qui devrait constituer le cadre réel de ce qui est ; tel qu’il cherche à se révéler et ce à partir et compte tenu de l’évidence que de toute manière notre être n’y est pas, notre être n’a de place nulle part et que pourtant c’est dans cette invisibilité qu’il accroche à tout ce qui existe alentour et ailleurs. 

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