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instants philosophie

De la volonté pas ringarde

8 Mars 2012, 17:20pm

Publié par zwardoz

Tombée dans le monde, la volonté est bien en peine de rassembler son être ; elle entre dans la séparation intégrale de tout. Ce dont on n’aura pas idée excepté en produisant cette description de la volonté comme intention, intentionnalité ; la volonté est résumée soudain à ce fin, minuscule faisceau d’attention. Attention à ceci ou cela.

En soi, l’attentionnalité est purement fonctionnelle ; mais il se révèle que c‘est uniquement par son point d’application que tout ce qui peut advenir est autorisé. La libération de la volonté pure, de la volonté en son être même est le dessein même du philosophique, de l’universel, de la vérité ; la pointe effilée de la pyramide renversée. Le point sur lequel tout repose en tant que possible, ou non.

Que la masse de quantité de réalités que nous fourguons puisse se remettre de cette simple pointe, cela incline à justement se demander ; qu’est-ce qui la motive, mobilise ? Qu’est-ce qui peut nous transvaser de nos identités, en cet être fonctionnel et qui ne pèse rien ?

Et bien nous ne le pouvons pas ; nous ne pouvons pas exister en notre être, il est trop exigu et n’est pas malléable comme un objet ou un contenu ou comme de désirer ceci ou de décider cela. Il est avant notre conscience qui se gargarise de tel contenu, et y croit. Mais il est avant notre conscience parce que celle-ci existe avant elle-même ; elle est toujours en état de mouvement précédant.

Elle ne se saisit pas elle-même et cela lui manque. C’est le manque radical qui ne trouvera remède en rien ; il faudra qu’elle s’y fasse, mais cependant en se permettant de penser cet être-manquant et de le comprendre comme non pas manque négatif mais performance décisive, et tellement que l’on n’en sera jamais maitre mais esclave ; c’est notre joli lot, parce que cet être là qui ne s’appartient pas même, de ce fait n’appartient à rien ni à personne, aucun monde humain, ni aucun univers. On y existe en tousces mondes et vers n'importe quel univers. 

Attendant cela, les pauvres petits mois, ceux créés par le 20éme siècle, eux, continuent de se vouloir comme des choses, ou plutôt des objets qu’ils imaginent parfois être des choses, des pour-soi qui se veulent en-soi, ou l’inverse, allez savoir. Et c’est le début de leur drames au petits moi-mêmes ; qui se tiennent d’une personnalisation. Débutent leurs aveuglements de miroirs qui ne saisissent que les images alors qu’ils adoreraient tellement se connaitre comme miroir. Ils s‘imaginent l’un dans l’autre saisir ce miroir qu’il, qu’elle, qu’ils sont, ded reconnaissance subjective en grande approbation collective. Point nenni, que dalle, rien du tout ! Ça retombe, comme un soufflet qu’on aurait soufflé dedans, mais époumonés. Quelle sale vie vraiment ! 

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