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instants philosophie

Des principes formels de notre existence

28 Avril 2013, 10:14am

Publié par zwardoz

Nous concernant, il apparait que notre être est en son avant-garde notre-être ; autrement dit dans l’ensemble de tout ce que nous sommes, notre-être est ce que nous sommes mais dans sa fonction extrêmement limitée et fragile de conscience pure et simple, en sa Forme.

La conscience est et n’est que l’articulation d’un donné intérieur (dira-t-on) et d’une extériorité. Intériorité opposée à, de, vers, par, contre, l’extériorité, le monde donné « là ». La conscience est cette articulation, vide, simple, réflexe. Une fonction de raccord pour ainsi dire. Mais aussi une puissance de rapport.


L’identité morte en comparaison de la forme-de-conscience

Notre être dans son ensemble est une identité, par exemple la cervelle en tant qu’elle contient tout cet ensemble et le synthétise, en formule une unité, une unification. Que cette unification soit le moi conscient et la personnalisation, une synthèse en acte qui use de la conscience pour « se vouloir ». Ou que cette unification soit le sujet inconscient, celui de la psychanalyse, sujet ics qui entoure, englobe tout ou parties du moi.

Cette cervelle mène une identité qui tire en un sens, tandis que le monde pousse vers un réalisme et un non sens. La conscience tente bon an mal an, de raccorder le sens d’une identité et le non sens du monde, du donné, du vécu, du devenir.

Cette articulation de conscience est extrêmement limitée et pauvre, puisque sans-rien, simple forme (sinon elle serait épouvantablement complexe en chaque intervention) et immédiate (elle est, la conscience, un réflexe, de là qu’elle soit dite réflexive). Mais elle est conclusive.


 

L’ouverture de la dimension

Il est clair que cette conlusivité n’a pas sa raison d’être dans l’identité de la cervelle (qui comporte tout autant le moi conscient ou le sujet idéaliste, que le sujet inconscient, comme identité lacanienne ou deleuzienne). Mais a sa raison d’être dans l’articulation même et tend vers le ramener à soi de l’extériorité vers l’intériorité ; ce ramener à soi, cette torsion que la conscience opère, plie non seulement l’extériorité vers l’intériorité mais aussi l’intériorité vers l’extériorité et au fond, en fait, plie et l’intériorité et l’extériorité dans son cercle propre de conscience pure et comme fonction sans-rien-du-tout mais absolument potentiel, cad en tant que puissance pure et simple.

Et cela engage très étrangement la possibilité de notre être, qui dès lors n’est assujetti qu’au devenir de sa forme et c’est cette articulation vide qui assume à la fois l’intériorité comme l’extériorité, vers un creusement, un évidement qui n’a rien de négatif, (bien qu’il en prenne le ressenti, la figure, mésinterprété par le moi, le conscient ou même l’inconscient, qui eux sont soit pleins, soit désirant le plein, ou la plénitude, qui n’existe pas), mais qui non négatif est en soi la dimension qu’est la conscience, la structuration de la réalité, décomposée, recomposée autrement.

Selon cette altérité qu’est la forme émergente de la conscience (comme articulation vide, fonctionnelle).


 

L’indépendance de cet être autre de la conscience (comme activité vide, sans intériorité)

Ainsi la conscience n’est touchée au fond que de son être comme structuration (ouverture de la dimension structurelle qu’est, qu’emporte sa forme), et si elle s’emplit de toutes les intériorités, comme de toutes les extériorités, c’est que formelle, elle rétablit dans la dimension ouverte et autre (cad qui ne comporte rien, ça n’est pas une dimension idéaliste ou spirituelle ou objective ou subjective, ou inconsciente ; la Forme est absolument autre que tout, rien ne lui est commun en quoi que ce soit ; formelle elle n’est, n’a qu’elle-même, roide, froide, autre, ailleurs et autrement, elle plie tout ce qui vient en revenant , réflexe, sur n’importe quel donné, perception ou imagination ou objectivités ou subjectivité, etc.


La Dimension unique de tout (ce qui nous arrive)

Ce retour incessant, totalement vide, est la structure elle-même en tant, entre autre, que conclusive, puisqu’elle tendra de fait à ajouter autre chose, autrement et en-plus sur ce donné lui-même. La dimension (ouverte par la conscience) n’est pas un reflet d’un donné, mais est la transmutation du donné, au moins en quelques parts, dans et par l’intentionnalité ; mais cette transmutation ne pose pas un contenu solide, qui rivaliserait (phénoménologiquement et idéalistement donc) avec la détermination (du monde, du donné intérieur ou du vécu), ajoute cette dimension. Qui donc ne tient que dans et par l’intentionnalité ; sans l’activité de conscience, les contenus de conscience (retravaillés et donc transfigurés plus que transmués), ne sont absolument pas ; il n’est donc aucun contenu de conscience qui dépasserait tous les contenus ou même qui serait lui-même supérieur à la conscience qui de la sorte se définit comme source sans fondation absolument solide, mais seulement navigant dans les contenus, entre les mots, les  images, les perceptions, les conscients et les inconscients.


 

La dimension comme fragilité spongieuse

C’est en ce sens que la conscience est formelle ; non pas qu’elle ne soit pas atteinte par les contenus, mais à l’inverse elle en est totalement ravagée, mais revient identique absolument à son réflexe (de revenir, nue et sans rien). Toujours la dimension est ouverte de ce qu’il est de fait une conscience structurellement existante. Si l’on imaginait ou pensait un être quel qu’il soit de la conscience, un être solide, elle ne serait pas en mesure d’envisager tout et n’importe quel contenu ; or elle admet toutes perceptions, toutes images, toutes idées ou tous les signes ou les mots ; notre identité de moi peut bien varier, elle sera, elle, une et la Même, et l’on peut passer allégrement d’e la perception aux mathématiques, de soi aux choses,  elle est  purement vide bien que squelettiquement identiquement existante. 


Internalité /intériorité

Cette structure qui est au travers de tout ce que l’on a été, cette dimension non plus intérieure (qui suppose un moi ou un sujet lacanien), est une dimension interne (ou interne en tant qu’externe d’un autre point de vue déplacé dans la dimension seule) ; ce qui signifie pliée en tant que rapport au, dans, par l’extériorité laquelle n’est plus extériorité d’une intériorité, mais est externalité.

Ainsi il est une structure (de conscience) qui donne une internalité (dans et par la structure même ; bien que étant une forme, ce « dans » la structure, est purement verbal ; il jette au contraire vers l’externe, qui n’est pas une extériorité, un en-soi sartrien), laquelle internalité (de structure) est adéquate à l’externalité. L’internalité et l’externalité sont les fondements par ailleurs de toute intériorité et de toute extériorité qui ne se proposent que dans l’humanisation ou la personnalisation).


Jetés dans la Dimension-autre-que -tout

Cela revient à dire que l’humanisation ou la personnalisation, sont doublés de la gauche ou de la droite, par le devenir structurel et autre que tout, que conduit, étant conclusive, la conscience comme formel raccord et rapport de l’intériorité à l’extériorité mais ceci dans l’internalité de sa structure et vers l’externalité potentielle au-delà de l’extériorité (toujours liée à un moi, un conscient ou un sujet solidifié conscient ou inconscient.  Conscience se fondant sur tout donné, quel qu’il soit, pour ajouter un en-plus, uniquement perceptible selon et dans la dimension qui s’ouvre de son activité (et de rien d’autre ; pour cette raison la conscience depuis qu’elle est assumée par l’humain, est activité et épuise tout ce qui est) et que humanisation comme personnalisation, sont ouverts par et dans la dimension de conscience pure et formelle.

 

Cette activité de conscience formelle (internalité-externalité au-delà de l’intériorité/extériorité, du moi-monde, ou du sens/non sens, etc), est purement formelle, de même que Vérité (comme principe formel) et liberté (comme être-vide positif) constituent réellement et structurellement notre être. Les vides sont dits tels parce que sans visage, sans identité, purs principes d’être (en tant que l’être est non pas quelque chose, mais est formellement existant). 

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