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instants philosophie

Extension spontanée du libre pur et simple

27 Mai 2013, 13:56pm

Publié par zwardoz

Il est donc au sein de toute la détermination, mondes, donnés, vécus, un être qui en lui-même entend réaliser instantanément tout ce qui est en une fois et intégralement.

Inutile de chercher ce qu’il veut ou contient ou désire ou ce vers quoi il tend, il est et c’est tout ; il ne suppose rien d’autre, et, cause, il a seulement telle ou telle sorte d’effets.  

C’est un mécanisme dit « de conscience », qui est indivisiblement libre et sans rien. Il peut s’avancer tel sur le sol bien réel (n’ayant aucune intériorité sinon par un repli qui s’illusionne de lui-même, repli intérieur à la matérialité et à la détermination) puisqu’il est formel, n’offre qu’une seule face (de pur miroir) qui n’entre donc en composition de quoi que ce soit, et recommence chaque fois qu’elle parait, émerge, absolument vide et simplement une.

Il n’est que ce demi-être, ce retour-sur (n’importe quel donné), qui puisse être tenu comme libre ; n’appartement à rien, détaché de tout et pourtant chaque fois empli de tout ceci ou cela qui arrive. N’opposant aucune résistance puisque son type d’être est autre que déterminé. En tant que conscience il consiste à relier les choses aux signes, les signes aux choses (les signes étant eux-mêmes des rapports et non des « êtres »).

Mécanisme qui cependant dit « je ». Indivisible et identique d’un moment à l’autre, identique en l’un comme en tout autre que lui-même ; toute conscience en vaut une autre. Malgré cela occupant un point distinct à chaque fois ; du temps et l’espace, elle travaille, œuvre, crée, produit la dimension indéfinie qui ne connait pas sa finalité ; elle œuvre de fait, étant mise en forme que cette forme simple.


 

Selon l’information des choses

Elle œuvre malgré nous, et notre moi, bien que produit de sa structure de conscience, la déteste. Elle articule en somme le donné, local, limité, à tout le donné, l’ensemble de ce qui est, partout, toutes les différences (et ce au fur et à mesure ; elle qu’un seul accès à la totalité de toutes les différences et cet accès est vide et formel, elle apprend, arpente peu à peu le donné empiriquement) tandis que notre moi, telle humanisation, telle culture particulière tentent de se refermer sur les quelques déterminations isolées, sélectives, dont on voudrait former Sens (qui s’affaisse à plus ou moins long terme).

Mais l’ensemble de tout ce qui est, est plus ou moins un agrégat de déterminations, dont le seul sursaut est (autant qu’on le sache) d’être parfois conscience-de. Dans ce retour-sur (n’importe quel détermination) tout se joue, se dénoue et puis se noue, sans que l’on n’en connaisse rien ; puisque nous existons comme moi, ou être humanisé, tandis que la conscience articule au plus loin et plonge dans le réel au-delà de toute identité, individuelle ou collective ; tout moi est donc pris dans un plus grand jeu que son identité, toute culture est percluse de déterminations mais aussi entourée dans plus effarant devenir ; le mécanisme entraine tout, parce qu’il revient absolument un, mille fois si il le faut, comme une vague réelle qui balaie tous les montages individuels ou collectifs.

 

 

Le (non) sens est inverse au cours des choses

Ça n’est pas que ça n’a pas de sens, mais bien qu’il est à rebours et que le mécanisme Est le sens. Un sens rétroactif pour ainsi dire ; ce que l’on recherche au-devant (en des objets de désirs, de volonté, de réalisations) est, existe antérieurement ; aucun objet ne donnera ce dont il n’est que l’effet.

Et se tenir antérieurement, dans la structure même est à la fois possible et impossible ; pour y commencer, ou s’y annoncer d’être à tout le moins, il faut recourir non pas aux idées concepts notions, mais à ce que l’on a nommé philosophiquement l’Idée. L’Idée du Bien platonicien, l’Idée du Un plotinien, l’Idée en sa construction évoquée cartésienne, mais il est de nombreuses articulations possibles qui amènent vers l’articulation (conscience-réel)

Le sens même, celui qui est antérieur à tout montage et fabrication, (lesquels ne sont pas à négliger, mais qui sont pris dans un plus grand mouvement mécanique qui brasse dix mille fois plus de réalités que toute culture ou que toute personnalité). Le sens insensé qui est inverse, qui est-déjà. Qui est déjà contenu et dont on perçoit les effets et qui ce faisant dévore les mondes ; puisque rien, aucun monde, aucune détermination ne peut s’opposer à ce qui est purement formel.


Conscience et états divers du monde et du moi

Inutile de chercher ce que peut bien contenir la conscience en son être ; elle est uniquement de jouer dans les déterminations et de les construire et déconstruire ; elle suit une finalité mais cette finalité est la qualification, la nature de sa structure ; qu’elle applique sur tel état du donné, tel état de monde ; sur tel état de personnalité elle va produire un ajout, que rien ni personne n’a « voulu » ; c’est elle qui « veut » au sens où la structure de conscience de ce que simplement ceci ou cela lui est présenté sous les yeux, est déjà avancée plus loin, emportant ceci et cela vers et dans un autre horizon, renouvelé.

Horizon formel, cad vide, qui se tient là uniquement comme potentiel et si l’on veut puissance ; pour la conscience toute sa dimension est acte pur ; quel que soit le mélange de ses compositions, elle re-commence en chaque instant à relancer n’importe quel état du monde ou du moi.


 

La réflexivité est-déjà reprise intégrale du monde en tel état

Le recommencement est structurel, certes, et repart de zéro (le possible de conscience est toujours intégralement présent), mais ne pas oublier que la conscience est réflexive ; elle est en son être même réflexif cad retour-sur, et retour-sur un état particulier du monde, du donné, du vécu ; c’est absolument cet état effectivement donné et déterminé, qui est, sera repris ; il est en un sens inutile de se demander par quel bout prendre et utiliser la conscience ; elle utilise déjà tout ce qu’elle peut utiliser, aléatoirement parfois, précisément d’autres fois.

 

Le mécanisme de liberté est déjà en cours et ne cessera pas ; même si il échoue ici et là, il reviendra identiquement absolument en sa forme (sans rien donc parfaite). Il retravaillera à nouveau, il œuvrera puisqu’il est la dernière limite, le bord de tout ce qui est, qui recommence d’être incessamment. 

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