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instants philosophie

Fabulation et déma(e)ntibulation

7 Octobre 2012, 09:32am

Publié par zwardoz

Puisque la loi de ce monde humain est l’être-libre (lequel étant déjà à lui-même une unité ; puisqu’il est l’unification véridique de son savoir de soi ; il est vrai puisqu’il se sait, (on ne sait pas le faux ou l’erroné) et cette structure formalise instantanément comme …réel), il n’est plus aucune culture (de Kultur, classique, ayant valeur d’universel, lequel est partage du vrai, du bien, du beau, ce que risque fort d'ignorer l'être-libre limité à son être immédiatement Un).

L’écrasement dans l’immédiateté

Or il est impensable que des êtres humains qui sont formulés par et dans non pas le langage, mais la parole (le langage « qui se transmet », de vive voix, réellement, face à face, dans la prise en compte de ce corps par l’autre corps qui perçoit, effectivement présent et non pas abstrait et d’images et d’illusions) ne cherchent pas à se formuler communément en une fois pour tous.

Hors cela, il n’est plus que le laisser-être, immédiat , de plus en plus immédiat, de plus en plus happé par l’immédiateté, et de plus en plus paranoïaque (comme forme élémentaire de toute personnalisation), de plus en plus en surveillance de tout et de tous, de plus en plus replié sur l’immédiat ; parce que l’immédiat est « le plus réel » et que la parole disparaissant (reculant de plus en plus lointainement hors de la communauté, du groupe, de la mémoire de chacun) elle n’assure plus que le réel est précisément ce qui est assuré de et par la parole.

La parole fabulatrice

Ce qui est un problème ; c’est comme si le monde s’effondrait dans le mutisme. Il est une continuelle démonstration, monstration des choses du monde, du donné, du vécu (la réalité supposée brute et donc vraie) et aucune pensée de quoi que ce soit, ou plutôt de moins en moins de pensée.

Parce que la Parole, en elle-même et inscrite « ontologiquement » dans sa formulation même, réfléchit ; elle réfléchit forcément de s’adresser à l’autre mais à condition de Parler du Tout. Une parole qui ne parle pas du tout, ne dit rien ; elle montre des choses. Ce corps-çi, cet objet-fétiche, ce terroriste, etc. de ce fait elle ne décolle pas et donc plaque chacun à même le sol. Englués dans l’immédiateté grandissante, tout est muet, dans le brouhaha.

La structure démantibulatrice

À l’autre bout, notre cervelle n’est pas vraiment adéquate à la structure ‘libre) de notre être ; elle n’est pas de par elle-même capable de supporter cette forme pure et simple, absolument non déterminée (pour une cervelle qui ne retient que la détermination), et cervelle qui rêve et donc ne croit pas, ne sait qu’il existe un monde réel, un corps réel, des choses réelles.

La forme qu’est notre être est d’une telle dureté et non humaine, qu’il parait peut-être que l’humain, l’humanisation, la personnalisation elle-même (qui suit l’humanisation, qui en procède, qui en est la concrétisation, et qui amène historiquement l’être-libre, sans voir sans doute que ce libre n’est pas seulement, ne se limite pas à la « liberté de chacun » et que le sujet, la forme en son unité non existante, est diablement Autre que tout, tout ce qui est, en quelque monde que ce soit) que l’humanisation donc est l’outil, l’instrument, le moyen d’un être de structure. 

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