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instants philosophie

Freud et Lacan

13 Juin 2013, 18:37pm

Publié par zwardoz

La différence entre le système de Freud et celui de Lacan 

Freud part du et revient au moi, plus ou moins embarrassé ou englouti dans un inconscient. 

Lacan définit un conscient et le moi habitant plus ou moins ce conscient, immergés (l’un et l’autre donc) dans le sujet inconscient.

Moi/ inconscient  ou conscient (contenant le moi) /sujet inconscient.

 

 

Lacan. Si le sujet véritable est inconscient, le moi est rejeté comme pseudo sujet. Pseudo sujet qui existe de fait et doit être soigné, mais qui n’est pas l’unité du divers qu’il présentait encore pour Freud.

 

Le conscient comme limite distincte

Le moi existe via les énumérations conscientes ; lequel conscient est un ensemble d’énoncés clairs et distincts en apparence, mais qui se tient des autres ; on exprime consciemment pour et par les autres, de telle sorte qu’ils comprennent, et donc en oubliant son être propre, et le conscient est alors discontinu : or le moi qui nait des accroches du conscient (qui appartient à l’énonciation-pour les autres, l’autre (tel autre précis réel ou imaginé ou tout autre) ou encore l’Autre (tel qu’il énonce magistralement), est en partie cerné par le conscient et enroulé dans le sujet inconscient, et désire une fluidité que le conscient ne peut lui fournir . 

 

La fluidité requise

De sorte que né du conscient le moi est, approfondi et indistinguable, par et dans le sujet inconscient ; le moi y baigne et le conscient lui est, de ce point de vue, en partie insupportable. C’est que le moi ne peut pas uniquement se définir du conscient, duquel en fait il dépend sans que son unité psychologique soit réellement dotée d’unité, (ce sera seulement une unité imaginaire). Puisque le moi, hors conscient, il lui faut prendre en charge le corps, les affections, les possibles, bref un monde, un donné et un vécu complets. 

 

L'immersion

C’est que le moi est dans la fluidité recherchée (qui permet de lier les informations sans trop s’y prendre la tête, ça doit être une dynamique régulée, aplanie), mais le conscient est dans la division et le discontinu (qui est énoncé mot à mot pour l’autre), et que la synthèse des deux est image démultipliée qui s’enroule dans les mots mais aussi dans le corps et les gestes du corps ; le conscient est donc le seul repère mais extrêmement limité. Ça fuite de partout. Le moi s’y raccroche tout comme il s’est constitué par le conscient. 

 

Matric de l'illusion

Comme il n’est d’unité reconnue que le sujet inconscient, que le moi continue de croire que la réalité est la solidité promise par et selon le conscient ou cette part du moi qui en relève, que rien ne prend en charge le corps et le donné-vécu-monde (plus même les idéologies, ou anciennement les religions, les mythologies, ni même encore la littérature et les récits, d’où la soif inextinguible de la représentation mass médiatique, alors que celle-ci ne remplit que moyennement ce rôle ; puisque ces représentations sont bien plus des présentations, des images et non des liaisons de récit, d’articulations, de syntaxes organisées par idées et non par images), 

alors l’unité est déléguée à la fluide intentionnalité immédiate qui mêle perceptions et corps, mots et idées, au point que le sujet inconscient prend l’articulation de son opposé ; la pure conscience fonctionnelle, la forme qui migre constamment vers le réel. 

 

Le glissement actif

Le sujet inconscient est ce qui voit autrement et ailleurs, il se planque dans la conscience (vide et sans rien) puisque cette conscience formelle est en plus du conscient ; la conscience active (et non celle idéalisée) est variations indéfinies, ne tenant pas plus au conscient qu’aux affections, à l’imagination qu’au corps, mais girouettant et vagabondant. Se glisse dans ses milliers d’interstices/seconde, un tel sujet inconscient. 

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