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instants philosophie

Histoires humaines

9 Janvier 2013, 17:26pm

Publié par zwardoz

Le mouvement général décrit donc la lente exposition de notre être tel que un. De notre être comme intentionnalité, comme conscience-de, comme retour-sur.

Il n’est rien d’autre et peut donc se définir comme purement formel. Etant simple retour-sur elle s’emplit de toutes facultés, fonctionnalités, physiologies, langages, signes, etc. c’est en seconde avenue qu’elle rétablit son propre plan, son propre projet, quasi indiscernable, puisqu’il est activité pure et ne se repère que dans, vers un horizon (intentionnel, qui n’appartient à rien, personne, ni aucun contenu ; purement structurel).

Or cependant dans le causalisme de notre être nous sommes originellement langage et essentiellement en chair et en os Parole. Laquelle parole est reprise ou plutôt créée par et dans un groupe.

 

La parole dans le groupe comme esprit-qui-pense

Autrement dit, en toute parole est contenu le groupe lui-même ; comme alter ego, comme autres (divers et représentatifs), ou comme Autre (comme exigence de transmission, sans laquelle aucune parole n’existe, sans quoi la parole se dissout).

Tout énoncé est donc en-réponse-à ; il peut donc en toute réponse contenir la question, sans même en avoir conscience, puisque toute conscience est fixée sur la réponse à apporter, jusqu’au point d’oublier la question. Ou donc ; la parole est nativement un effet de groupe, elle ne reçoit pas nécessairement le message intégral de ce qu’elle avance ; elle peut tout à fait penser en conscience tenir les réponses comme linéaires et dans l’absence de toutes les questions, mais originellement toute parole est une compréhension collective ; ça pense en groupe.

Le langage est donc en soi une computation ; et chacun réclame les questions dont il est ou serait la ou les réponses.

 

La conscience comme dépendante des questions

Ce qui implique donc que toute conscience n’existe pas, mais reçoit de l’extérieur la question, dont elle fournira la réponse ; aucune conscience ne décide de son contenu, mais se déduit de l’extérieur (ou donc est déduite, bien que la déduction puisse ripper sur les questions ; et inventer des réponses inadéquates voir délirantes voir créées).

Etant pure forme, elle ne peut pas originellement être quelque chose ; elle reçoit donc son contenu extérieurement. Et ce qu’elle désire ce serait être réintégrer en chair et en os dans un corps parlé par un groupe assurant la transmission (cad outre que la transmission assure la survie, le langage par la parole forme un cercle qui revient à son départ et formant une totalité qui se correspond exprime la totalité de l’expression, forme un système vivant dans un monde parlé intégralement ; le langage est systématique).

 

Le dépassement du langage simple

Sauf qu’à s’employer systématiquement ou nous utiliser systématiquement, il advient que soudainement ce ne sera plus le langage qui conduira la barque, mais l’intentionnalité telle qu’elle prît naissance dans la faculté d’énonciation.

C’est elle qui prend abruptement l’initiative et dépasse le langage en articulant autre chose que la transmission du système de langage, en l’articulant sur l’extériorité ; la raison est le dépassement du langage vers le donné non plus comme monde (particulier) mais comme « là ». Comme monde unique (ce qui brise la totalisation vécue, vivante de la parole, qui s’enroule sur elle-même en produisant un monde immédiat médiatisé par la transmission en chair et en os).

 

L’Etre comme nouvelle surface vide

Ce sur quoi s’articule nouvellement le langage et qui prend nom de pensée, de raison, se figure par le principe de l’Etre. Qui est une surface neutre, objective, externe, vide et qui ne remplit que sous conditions (de cohérence et de compréhension). De sorte que l’Etre est un système de question-réponse, mais puisque la groupe ne fonctionne plus comme validation (de ce qui est énoncé et communiqué), il se donne donc comme critère la Vérité ; ce qui veut dire la cohérence interne de questions explicites et de réponses explicites.

 

Chacun comme équilibre vers la vérité seconde

Chacun est donc alors en mesure de se confronter à un équilibre question-réponse explicite et assumé par chacun. La compréhensibilité est soudainement un système autonome qui contient d’une part la compréhensibilité, la pensée comme extraordinaire augmentation de notre être (dans l’universalité il s’existe bien plus que dans la perception ou le vécu immédiat) et d’autre part chacun est un centre absolu de vérité, de réalité, d’intensité, de densité ; bien que dans l’acception de la seule compréhensibilité, de la pensée, chacun est seulement universel et non pas individuel.

 

Le décentrement selon l’Etre

La compréhensibilité est donc la découverte que le langage puisse être utilisé autrement que selon sa fonctionnalité générale de groupe ; elle creuse soudainement tout ce qui est à disposition (dans un monde particulier et qui n’est que lui-même) et ouvre alors au décentrement total d’un monde unique non particulier et universel ; et seule l’universalité offre cette dimension. En extrapolant sur tel donné particulier, la pensée cherche à construire une image-idée de tout monde, en se fiant à sa propre cohérence.

 

L’impossible Pensée universelle

 

Le problème est que la pensée selon la compréhensibilité intégrale ne peut pas se clore et se démontrer ou donc s’exposer et ramener ce qui est à l’universel ; il n’est d’accessible que les universalités. Ce qui unifie les universalités (les objectivités, du droit aux sciences jusqu’aux mathématiques) est la structure dite du sujet et n’est pas une universalité ni encore moins l’universel.

 

Le possible sujet certain de soi

Dès lors ce qui produit les universalités et qui formulait jadis la compréhension comme augmentation de ma capacité, de ma perception de ce-qui-est, se réduit en cette structure de sujet (qui s’emploie diversement de ce fait), s’y réduit pour décupler son possible ; l’être de l’homme n’est plus essentiellement la connaissance (qui se fondait dans l’universalisation et l’universel qui se sait comme universel), mais est l’activité de conscience pure diversement applicable (autrement dit la Méthode, fut-ce la méthode critique kantienne, ou la phénoménologie husserlienne ou l’affirmation pure de soi du sujet nietzschéenne).  

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