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instants philosophie

L'autre trame du monde, celle du réel

13 Septembre 2012, 19:36pm

Publié par zwardoz

Notre être de perfection est celui qui tisse l’autre trame au travers des péripéties, mésaventures ou rencontres au sein du vécu, du donné et du monde.

L’autre trame consiste pour un moi-même par exemple, de chercher son Idée de soi. Elle s’élabore comme démocratie (dont l’essence reste inconnue encore). S’explose dans les sciences en quête de l’architectonique de la matérialité. Ou donc se creuse et s’ébauche dans les Œuvres ; esthétiquement et idéellement et intentionnellement.

En somme et grosso modo, toute conscience est en cours d’être la réalisation ; au sens propre, au sens de « rendre réel ».

Aussi poursuit-elle le moi-même de sa foudre transcendante ; purement formelle, la conscience-structure force à être. Le moi, tout moi-même, est bien ici et là en état figé et stationnaire, son identité telle ou telle, mais quoi qu’il dise ou fasse, ça avance. Au travers de chacun, la perfection purement formelle.

Admettre le point de vue non fini sur le sujet (cad sur le sujet en chaque moi, autre que le moi, et bien plus éloigné de tout, radicalement autre parce que formellement vide), c’est replacer chacun dans la dimension non finie de son devenir concret ; une conscience de soi n’est pas cette entité psychologique ou cet imaginaire soudoyé ou cette liberté intérieure (qui se miroite elle-même de trente-six mille façons). Le sujet radicalise qu’il doit être et en tant que formel, cad travaillant le donné, le monde ou le vécu.

Il n’est aucune autre destinée pour le sujet (en un moi) outre de dépasser ce moi-même issu ou attiré dans une synthèse hâtive, que d’animer intégralement sa dimension. Dimension de sujet, ce qui signifie « du sujet qui ne finit pas ». il ne finit pas puisque la forme pure et simple n’est pas atteinte de quoi que ce soit ; elle est hors-tout (hors tout ce qui est, elle-même n’existant pas).

Il n’est non plus aucun secret ni aucun mystère ; ça n’est pas mystérieux c’est une intrication. D’une manière ou d’une autre le sujet est incrusté dans une dimension structurelle. On ignore quasiment de quoi elle est construite ; on ne pourrait en juger que selon le monde, le donné ou le vécu, selon des déterminations, or la structure est à-partir mais hors des déterminations. Ce qu’elle complote se lie ou se délie, se trame ou s’intensifie, se concentre ou s’étend bien autrement que les choses du monde, autrement que les contenus, qui tous finissent par s’absorber dans des synthèses, excepté quelques contenus qui se détournent, qui détournent leurs faces communes ou soumises au un de synthèse.

Ces contenus se rendent in-finiment complexes ; et leur lecture (lecture mentale des signes ou décryptage des gestes, éthiques par ex, ou stratégies politiques d’extension du domaine de lutte) pousse l’intentionnalité dans le glissement hors de proportions ; aucun monde ne contient plus ce que la dimension anime. Laquelle cherche son indépendance.

De fait elle épuise les mondes ; les mondes humains, le monde du moi-même, tisse le relationnel non dans une synthèse confuse mais expose, exprime en clarté et divise ce qui était obscurément pensé comme unité lourde indistincte seulement donnée, vécue ou mondaine, un état, d’inertie. Qui sous couvert de livrer un monde (‘quel qu’il soit), s’abîme comme non ontologique ; la croyance qu’il n’existe pas d’ontologie aboutit à un être-là amorphe bien que sous couvert de ces mille couleurs et apparences.

L’ontologie ne dispose ainsi d’aucun contenu ; elle est uniquement la trame structurelle et ne comporte rien hors ou au-delà du monde, des mondes divers et variés (dont la variété les effondre complètement). Tout la dimension, ontologique, est sus-tendue dans la forme pure et simple ; laquelle est uniquement un retour-sur qui dépend de la détermination et des mondes, mais qui au travers des mondes et de la détermination, tisse son propre plan.

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