Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
instants philosophie

L'économie ne pense pas

29 Mars 2013, 18:05pm

Publié par zwardoz

Le pas chiffré

Il apparait que l’on raisonne sempiternellement sur la réalité, socio-économique, mais que tout cela tourne, tourne en rond. Qu’ainsi les solutions n’en sont pas, et de toute manière reviennent constamment sur les mêmes colmatages, qui ne changent rien et laissent la même « logique » se dérouler. Jusqu’a crash, ou aux crashs remultipliés, et jusqu’au grand désordre total irrécupérable (social, économique ou écologique ou politique, etc).

C’est que l’on ne chiffre absolument ce qui devrait l’être, et que l’on en demeure aux mêmes additions et soustractions classiques et relatives, liées à un ancien modèle, très simple en somme en comparaison de la modélisation des vraies réalités qui nous sauteraient aux yeux si de ces réalités nous pouvions nous en figurer une représentation ; et en l’occurrence un chiffrage.

La monnaie, l’argent ont permis de mesurer, de calibrer, de soupeser les réalités ; de resserrer les possibilités de telle sorte que l’on puisse visualiser et prévoir (ce qui antérieurement se laissait aux traditionnel, à l’aperçu vague et incertain). Mais l’on ne pousse pas suffisamment la comptabilité des choses réelles ; après tout qu’est-ce qui nous incline à compter telle zone de la réalité et à délaisser telle autre région complètement ignorée ? 

Des a priori.

Ces a priori relèvent d’une interprétation de la réalité imaginée et non pas d’un regard réel sur les réalités précises. On comprend bien que si l’on peut soupçonner les manques et connaitre d’évidence les erreurs, ici ou là, il est également très difficile d’apprécier quelles réalités, manquantes, devraient être comptabilisé. Il faudrait pour envisager les nouvelles comptabilités, une pensée nouvelle, une autre interprétation, qui remplacerait celle ou celles trop anciennes et si limitées (c’est l’idéologie que l’on nomme comme limitées).

Comme nous manquons d’une comptabilité sur les réelles réalités, il est clair que n’importe quelle décision conduira probablement (sauf hasard et s’en remettre à ce hasard est franchement idiot) aux catastrophes, au moins à d’autant plus de désordres, et de désorganisations.

Ce qui revient à dire que l’organisation, l’organisation du monde (en gros et dans les détails), l’organisationnel donc, (ce qui organise en quantité et en profondeur la réalité humaine), risque fort de basculer dans l’incohérence ; ainsi l’argent (soit donc la mesure de ce qui est, le média qui permet de visualiser le détail et les ensembles) s’inverse ; au lieu d’une plus grande compréhension (ce qu’il a assurer depuis son invention, puis sa libération, en quoi consiste le capitalisme et en partie le libéralisme), il s’effondre en une plus grande destruction. Puisqu’il ne parvient pas à dépasser le cercle limité d’une interprétation ancienne et hors réalité, il s’ensuit que toute décision accentuera statistiquement le désordre, voir puisque relative à une ancienne interprétation, accumulera d’autant cela même qui dans l’ancien système causait les dysfonctionnements.  

Commenter cet article