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instants philosophie

L'être-libre à la racine du possible, en acte

8 Juin 2013, 14:16pm

Publié par zwardoz

Dire que la finalité réelle de toute conscience est l’être-libre, ça n’est pas proposer que ce soit le vide de cette forme ; elle n’existe nulle part et ne peut être rencontrée. Elle se sait mais ce savoir ne connait pas, elle est seule à obtenir ce savoir, cela signifie qu’elle est seule à animer son ignorance ; il n’est aucun discours extérieur qui puisse prendre sa place et tout discours, théorie, sciences ou connaissance (à distinguer du savoir donc qui est interne à la structure formelle de conscience) sont seconds ; on ne propose jamais de définir l’autre qu’en le réduisant.

 

L’auto appartenance du réel à lui-même

Il est donc pour chacun un savoir interne qui n’appartient à rien, et qui est le sol même de l’historicité ; c’est là que les choses et les êtres deviennent ; tout discours ou théorie sont secondes cad apparaissent non pas uniquement qu’elles sont vraies (adéquates à leurs objets à tel moment), mais parce que tout discours ou théorie (ou politique ou éthique ou esthétique ou donc idéel du connaitre) sont-déjà inclus dans la perspective unique de « chaque conscience qui est ».

En cela Nietzsche avait subtilement raison ; qui parle et pour « quoi » ?

Si il est un sol unique (l’horizon de toutes les consciences et cela se nomme monde Externe, universel intégral ; qui n’a pas de figuration, de formulation, qui sont toutes secondes, et que seul un être vivant sait puisqu’il y Est), alors chaque conscience est cet accès que rien ne remplace en aucune manière et en aucun sens. Par exemple ; l’historicité (d’un collectif, d’une individualité) surprend ; elle produit à partir de son savoir plus qu’immédiat, instantané de l’horizon unique de la nouveauté.


Le principe renvoie à la réalité première horizontale ; Etat et démocratie

De même si l’on veut la justice (dont l’origine est la réflexivité de l’universalité, et l’acculturation de la dernière conscience possible ; toutes les consciences s’existent vers une seule, dieu), il ne sert à rien de vouloir la justice « en elle-même », ça n’a aucune réalité. Justice, comme vérité, comme liberté sont des êtres formels, issus intégralement de l’être de conscience, et, principes, ils s’appliquent ; le stationnement historique dans la formulation qu’est l’Etat (depuis 2 siècles) est en cela faux et erroné et même mensonger. Il est clair que la formulation Etat est une dissimulation ; les groupes, assujettis aux langages, sans dépassement, l’occupent. Or malgré tout la forme Etat est encore valide et résiste ; parce que structurellement elle Est.

Autrement dit supprimer radicalement la forme universelle Etat, anéantit une quantité de possibles, que même les groupes n’y ont pas intérêt, bien que dans leur aveuglement ils peuvent ignorer cette structuralité même de l’humanisation.


Le libre-moi et le libre-sujet

Dire donc que le libre est la finalité de chaque conscience, c’est comprendre que le libre n’est pas un réfèrent d’être-là inerte et pauvre. Si je place dans le libre le devenir corps-moi, alors la société humaient en cet état de choses, suffit amplement… et de fait elle réalise intégralement son programme ; la réalité suit absolument ses inclinaisons. Mais si on propose que le libre est la réalisation du sujet en chaque conscience, alors la programmation est celle de la réflexivité et d’abord la récupération de tous les devenirs de structure ; universalité et dernière conscience possible chrétienne. Puis vient ensuite qu’il s’agit là d’une conscience première.

La conscience première dépasse intensément les devenirs universels et de consciences prises et déprises, mais les conservent tout autant ; c’est de la même réflexivité dont il est question ; l’être-libre se « déduit » de l’universel grec et de la conscience dernière possible chrétienne.


Le retour du même vécu mais vers la perfection pure

Lorsque l’on use du principe du libre, on travaille immédiatement le donné que l’on est ; et c’est de toute manière ce qui va se passer, ce qui arrive en tout ici même de tout un-chacun. La réflexion sur ce qui arrive de toute manière, permet ceci ; de récupérer intégralement ce que l’on est. ce que l’on est déjà. Cela ne s’applique pas abstraitement (qui n’a aucune réalité), mais se pose instamment comme ; ce que je deviens.

L’adjonction de la conscience que l’on prend de la conscience en un sens ne change rien ; en un autre cela augmente singulièrement qu’il se passe quelque chose et que ce quelque chose peut se vouloir . la logique interne de cela revient à ceci ; ce qui est, est parfait, mais est-il admissible que le parfait ne puisse plus devenir ? Il est clair que la perfection est d’autant plus parfaite qu’elle peut s’augmenter d’autant et mais de devenir plus, et encore de devenir-autre.


 

Comprenons en ceci que l’on passe d’une pensée qui définit un objet parfait, (auquel cas on peut difficilement lui adjoindre quoi que ce soit) à un sujet parfait ; auquel cas son être n’est pas statique, mais dynamiquement existant. Et même si il est un sujet parfait, non seulement il peut devenir, mais de plus il est justement « cela même qui devient ». 

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