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instants philosophie

L'être-libre fracasse ce qu'il a sous la main (ontologiquement)

20 Juillet 2012, 12:58pm

Publié par zwardoz

Si rien n’a de sens, cela veut dire qu’a priori ça ne va nulle part. 

La proposition logique identique inverse revient à dire ; ce qui est, est. 

Autrement dit tout est là. 

Et le bienfait de ceci étant ; on ne sait pas ce que c’est.

Ainsi notre être est, mais on ne le connait pas. 

Or cependant il n’est pas utile a priori de connaitre notre être pour le savoir ; on se sait signifie « on est libre ». Ce qui est libre se sait de manière immanente et cependant dans l’ignorance quasi-totale. 

Si ce qui est, est, cela varie quelque peu si un être se révèle en tant que « libre ». Il apparait que ce libre est d’une manière ou d’une autre relatif à lui-même, à lui-seul. Ceci étant il n’est pas libre par rapport à tout et intégralement ; il est libre par rapport au libre lui-même. Sa finalité unique est cette liberté même. Et liberté qui ne se connait pas elle-même ; elle ne s’assigne aucune détermination ; elle est au-dessus ou en-plus ou autre que n’importe quelle détermination. De la sorte on dira qu’elle ne dépend pas même de ce qu’elle pense d’elle-même, de sa propre définition ; elle ne dépend littéralement de rien. On est libre ainsi même enchainé ; puisque c’est ontologiquement, relativement à l’être même, et non pas selon le monde. 

Que l’être-libre soit en lui-même un, signifie qu’il ouvre ou est installé dans une dimension à part ; son rapport à lui-même (par quoi il est autonome, d’une certaine manière même relative et limitée excessivement) manifeste son ouverture ; laquelle est infime, puisqu’une liberté totale ou étendue est une absurdité ; étant simple rapport à soi, il ne peut contenir une grande quantité d’informations. 

La simplicité du rapport est évidente ; sinon le libre serait impraticable. 

Si cet être dépend de son exercice (étant libre), son savoir de soi n’est pas égal sa connaissance ; il ne sait pas pour comment il réalise de fait une in-dépendance et ne sait pas non plus pour « quoi ». Le libre est uniquement une proposition pour ainsi dire logique. Un rapport donc. 

Tout rapport autre que le premier est dérivé ; il ne trouvera absolument en rien son complément, puisqu’auto-référé il ne peut se relier qu’à son propre plan. 

Mais par ailleurs le libre ne dépend pas même de lui-même ; au sens où il n’est pas attaché à quelque contenu que ce soit ontologiquement. Il est alors soumis à deux principes ; celui de la vérité et celui de la réalité. 

Si il est seulement un rapport, il n’y a pas de place pour la non réalité et la non vérité ; le rapport exige de lui-même qu’il soit intégral puisqu’il est de fait intégralement réalisé ; il n’y a pas d’altérité dans la forme même du rapport, autrement dit toute altérité est propulsée comme vraie. Et étant intégralement réalisé il est en lui-même complètement réel. 

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