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instants philosophie

L'idée intérieure de la philosophie

13 Avril 2013, 18:11pm

Publié par zwardoz

Dans la vision générale on peut avancer que l’humanisation est passée de mondes particuliers (en grande quantité) au monde unique dit universel, qui est de fait par définition unique et non particulier...


L’insoumission de notre-être

L’universel 

Ce qui revient à proposer que dans et par l’universel, on ne se soumet plus au langage, (qui élabore spontanément une synthèse immédiate et croit en ce qu’il perçoit tel qu’apparaissant et se transmet par congruence entre tous dans un groupe restreint), mais on articule le langage à un monde-unique, vide, neutre, sans rien a priori, que l’on a nommé « l’être ». Soit donc la plus grande idée possible à propos de quoi ce que soit (pour qualifier quelque chose il faut au moins qu’il existe). 


Le christianisme

Mais pareillement il y eut le christianisme (ou donc il y eut « cela » qui prit au moins illustrativement et de manière spécifiquement poussée, le nom de christianisme). Lequel est tout autant une réflexivité ; c'est-à-dire une manière de ne pas « se laisser faire par le vécu », de même que les grecs refusèrent de se laisser conduire par le langage commun tout-fait de quelque groupe que ce soit. 


La réflexivité comme unification

Dans les deux cas, une réflexivité qui extrapole son ampleur ; autrement dit on n’accepte plus « ce qui vient, arrive dans le monde particulier ou vécu », et l’on étend indéfiniment notre possible. 

S’il est un monde unique universel, alors je peux être par la pensée tout ce qui est en un tel monde. De même si je ne suis pas cette conscience clouée à un vécu ou en tels états de conscience, alors je puis être (en quelque manière médiée) la dernière conscience possible qui sera ; Dieu. 


Le recul indéfini de ce-qui-est 

Il est bien clair que l’on n’est pas (sur le mode de ce monde ou de ce vécu ou de cette conscience-çi), Dieu ; on le suppose et de ce fait toute conscience prise (dans le vécu) est entrainée vers et au-delà. 

Mais de même, on pense l’universalité de tout ce qui est (toutes les immédiatetés sont portées par leurs universalités, leurs idées), mais il n’en ressort pas seulement des vérités ici et là, (des connaissances réelles : idéelles en philosophie comme Savoir, et précises comme Connaissance de sciences régionales).  Il en surgit de fait la Vérité non comme contenu mais comme principe de toutes vérités limitées dans leurs champs propres (qui cependant toutes doivent elles-mêmes se soumettre au principe de Vérité avérée, cad être au moins compréhensibles sinon cohérentes). 

La Vérité opère de même que Dieu ; en tant que lointain absolument certain et insituable, puisqu’étant ce par quoi tout le reste (les choses comme les consciences vécus) sont situables. 


 

Notre-être est donc formel

Mais si l’on veut apprécier, ce qui veut dire mesurer, (et donc s’approprier), ces, cette réflexivité (de l’être du monde unique et du sujet indéfiniment reculé), il est nécessaire de penser ces deux réflexivités, ces deux ronds-points absolument hors de proportion en comparaison de ce que l’on rencontre dans les mondes particuliers, mais que l’on ne rencontre pas non plus dans le monde unique, ni en aucune vie individuelle limitée, ni en aucun langage.  Mesurer cette insituabilité des ronds-points absolument intenses, se nomme philosophie. 


La difficulté de la philosophie

Il est donc requis une singulière opération pour penser ; saisir que l’être et la vérité ou le sujet et la liberté sont des illimitations, des indéfinités, ce que l’on ne peut définir autrement que dans le découpage d’un savoir ; un savoir qui n’est pas une connaissance. 

Connaissance se dit de la compréhension d’objets précis, limitée à une zone du monde. Savoir se dit de l’ensemble soit du monde (le tout, le un du monde, le ou les principes au-delà de tout donné limité) ou de l’ensemble du sujet ; le savoir dénomme ce à partir de quoi on énonce (quoi que ce soit). Et ce retour sur, est l’objet non-limité, de la philosophie ; non pas la scène dans le tableau, serait-elle illustrative et extraordinaire, mais l’encadrement de toutes les figurations. 

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