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instants philosophie

L'intention philosophique froide

28 Novembre 2010, 19:30pm

Publié par zwardoz

D’une manière générale il parait, c’est ce qui se dit, qu’il n’y existe plus rien de philosophique nulle part et qu’ainsi une multitude d’horizons parfois aberrants et tous limités (puisqu’il n’est d’ouvert que l’horizon philosophique, qui tient à la fois la contradiction complète en son sein et la supporte seul, et l’exigence de cohérence et de compréhension intégrale lorsque d’autres succombent aux évocations)une multitude s’empare des âmes et les éloigne de ce monde humain, dont tous les torts reviendraient à l’engeance rationalisée, à l’universel pauvre et froid, à l’abstraction non enchanteresse, à l’atomisme individuel du cartésien.

Or, sans la philosophie universelle et individuée et contradictoire, pas un, pas un seul ne parviendrait à un tel état de révolte.

Ajoutons que si le monde universel froid et atomisé s’affaisse, ça n’est pas par trop plein de raison, mais par défaut et insuffisance de rationalité.

Toutes les levées de boucliers font montre de cette sorte et laissent apparaitre tout l’impensé de la raison universelle abstraite, de l’atomisme individuel et de la violence sociétale ; Lacan ou Bourdieu ou Marx ou les mysticismes ou les analytiques (tout ce que l’on voudra), manifestent, à partir du sujet, du sujet donc cartésien, les diverses multitudes du monde, humain ou naturel, que la raison n’a pas encore abordées et que ainsi peu à peu, au travers des milles révoltes, elle commence d’admettre en son cercle non fini.

Les révoltes, ruses de la raison, parce qu’usées par des sujets, marqués à jamais de leur statut, poussent, malgré elles, la rationalité au plus loin qu’elle-même. Il fallait bien cela, ces révoltes, pour que passant au-dessus de son cercle restreint, la raison parvienne au-delà d’elle-même ; autant d’extensions de la volonté une et carrée.

Pourquoi ?

Parce que depuis que l’universel abstrait, l’État, le Droit, depuis l’instance du créateur et de l’inventeur, et donc de ces Éthiques individuelles si innombrables, l’idéal de vérité et de Savoir comme être de l’homme, il se trouve que le vrai, le libre et le réel se sont incrustés dans le monde, le donné, le Là, la réalité, le vécu ou encore la sociétalité humaine elle-même, son épaisseur.

Autrement dit ; de par le statut de chacun (architecture civilisationnelle unique), chacun est en lui-même la résolution possible de ce qui est ; ou si l’on préfère ; de ce qui peut être.

 

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