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instants philosophie

L’universel grec, la dernière conscience possible chrétienne et le libre pur

23 Mai 2013, 15:26pm

Publié par zwardoz

 

Nous produisons constamment, de tous temps, des quantités astronomiques de nouveautés, multipliant les objets, de désirs, d’échange, de signes ; on tient communément ces objets pour les finalités seules intéressantes.

La philosophie et le mouvement qu’elle a inauguré à concurrence du christianisme, consiste à délaisser les objets du monde, tout-venant ou rares, pour remonter inversement vers la source préalable ; de sorte qu’atteignant notre-être (quel qu’il soit, esprit, âme, conscience, ou dieu ou l’universel pur, etc) nous puissions non être le jouet des objets, mais obtenir le maniement, la distance, la possibilité même.

Nous saisissant de notre être (antérieurement à tout désir, volonté partielle, images ou imaginations, échanges ou ordres humains et cultures), nous disposerions de la capacité-même ; autrement dit de la puissance en soi. Puissance au sens de potentialité.


 

Le refus de se laisser faire

Le chrétien refuse de laisser son être dans les dispositions du monde, du donné, du vécu ; de même le grec n’admet plus que son être (possiblement universel et emplissant tout le monde) soit si déplorablement limité à un pauvre vécu, individualisé et particulier. De part et d’autre, on refuse qu’il y ait un groupe ou système clos d’échanges, remplaçant la culture par l’acculturation chrétienne (la communauté « en esprit ») et le groupe par la politique enfin nommée telle quelle (et non plus recouverte par un système de domination magique, violent ou réglée traditionnellement, dont le sens, abscons ou particulier, de toute manière s’efface et disparait).


La conscience de soi de la conscience tout court

Nous sommes donc engagés dans la possibilité absolue ; la dernière présente en tous cas ; de saisir ce qui origine notre être et cessant de l’être (naturellement) nous nous disposons à en devenir conscience consciente, pour ainsi dire.

Seulement voila, il faut cesser de l’être pour le devenir. La manipulation de la conscience, notre être, par la conscience elle-même est mouvement incompréhensible ; puisque l’on ne peut se saisir de la conscience par une représentation (toujours quelconque en regard de son potentiel absolu), représentation issue du monde, et qui ne colle jamais et ne peut pas délimiter de quelque manière cette être de conscience. Ce miroir qui reflète tout ce que l’on veut comme scènes et images et signes et réalités, mais qui surface simple et sans rien, ne se reflète pas lui-même.

Aussi l’universalité grecque (du politique, éthique, esthétiques et idéel) comme le devenir conscience indéfinie et dernière chrétienne, rusent nécessairement à extirper notre engagement dans la limitation du monde, du donné, du vécu, vers une reprise, une extension et donc installent le Potentiel pur, la puissance bien au-delà de n’importe quel donné « là ». L’universel pur d’une part (l’Idée des idées, la compréhensivité en soi de la compréhensibilité des réalités, le Un ou le Bien qui préordonne ou produit et les idées et les réalités) ou dieu d’autre part (qui maintient absolument qu’il existe une dernière conscience possible absolue qui ne se laisse pas emprisonner dans les consciences prises, vécues).


L’oubli historique de ce qu’est l’être-libre

Or ceci s’oppose à notre être devenu libre ; qui oublie instantanément qu’il s’origine lui-même et dans l’époque grecque t dans le christianisme ; puisque le libre est par essence, par structure, déjà intégralement « qui il est », formant un avec soi, est sa propre idée (indéfiniment déliée). Ce en quoi il se trompe ; le libre est parce qu’il est l’aboutissement du réflexif ; de l’universel grec comme dépassement du langage et des groupes, et de la dernière conscience libérée, littéralement de toutes les pauvres consciences engagées et perdues-déjà, sauf à se souvenir de l’unique conscience qui les domine toutes.

Il a beau être-libre, il est avant tout réflexif ; c’est sa nature, sa structure, et tout ce qu’il peut être.


Le libre comme poursuite du réflexif par lui-même ; vers la précision absolue

 

Mais il est vrai pourtant que libre, il est ici et maintenant, il l’est ici et maintenant. Autrement dit le réflexif qui traitait jusqu’alors des groupes et des langages, des cultures et des vécus dans les grandes largeurs, le réflexif est par le libre immédiatement de plein pied avec tout le donné, le monde-même, le vécu tel quel (le corps par ex). Le réflexif est par le libre bien plus précis, réel, adéquat ou inadéquat, en tous cas à proximité de « ce qui est tel que cela est ». 

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