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instants philosophie

La catastrophe constitutionnelle

10 Juin 2010, 19:23pm

Publié par zwardoz

On pourrait remonter les anciennes formules ; qui entendaient permettre de mesurer l’accord entre l’entrée et la sortie de notre être quant à la quantité et la nature des informations.

Ce que l’on reproche à l’esprit ancien ce fut en réalité pour lui l’occasion de bâtir, de garantir sa stabilité d’énonciation ; en ce que le corps appartient à l’esprit et que l‘esprit est seul à soi-même l’identité réelle.

Ce qui s’effectuait dans la prospective de l’esprit qui aboutit à la réalisation d’un Etat et du statut de citoyen, est entièrement repris par les individualités ; mais non plus en tant qu’esprit (universel) mais en tant que « moi-même » ; toutes les personnalisations activent l’universel là où elles existent ; dans le monde et le vécu.

Elles s’emmêlent les pinceaux ; elles doivent postuler que le vécu, le moi-même et le monde obéissent à un principe d’équilibre ; il est un idéalisme intrinsèque du moi comme une illusion, ou un mensonge des régulations espérées dans le vécu, le monde, ou évidemment le monde humain ; mais ni dans les échanges humains, ni dans le vécu ne se réalisent des équilibres qui seraient par destinée sensés.

Tant que la raison n’a pas pénétrée plus avant l’épaisseur du donné, monde humain ou existence, tout échafaudage déclinera en nécessités et turpitudes diverses ; par exemple en hiérarchies mafieuses ou en déséquilibre personnel irrattrapable.

L’esprit qui, universel, s’est installé historiquement, et qui sert de base commune et fonde toute cette humanisation, demeure comme infrastructure non continuée, arrêtée dans son devenir, gelé, figé ; et c’est sur cette base, légitime, que se sont réinstallés les déterminismes et les nécessités purement contingentes. Une mafia ne se fonde pas sur une règle mais sur l’allégeance à un-tel ; une névrose ne se plante pas dans la réalité mais est un regret continuel de soi (un soi qui n’a jamais existé et est d’autant plus imprenable). Ce qui n’accroche pas au réel, est perdu dans des artefacts.

Ce que le moi nomme « réalités », ses vécus, sont effectivement des réalités (et forment essentiellement la défense de son vécu et sa promotion ; sa conquête de droits et devoirs essentiels qui dépassent largement les possibilités hégéliennes), mais en même temps n’ont pas , ces réalités, les fondements nécessaires et en portent pas en l’universel même leurs revendications ; ce sont des demi droits, des demi devoirs, à peine « accordés » et tout juste permis.

Qu’il y ait une défaillance de l’universel et que celui-ci soit figé, gelé, paralysé (quand bien même est-il en soi absolument justifié et fondement et base de toute humanisation), signifie que les droits et devoirs ne sont pas réellement instaurés historiquement constitutionnellement.

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