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instants philosophie

La conscience comme libre, insensée et incompréhensible forme

3 Mai 2013, 14:45pm

Publié par zwardoz

La conscience vide comme attirance suprême

La conscience comme forme et structure ne décrit pas un encadrement fermé qui préserverait un contenu ou une identité quelconque, mais bien que la forme est le point accrocheur qui structure tout et n’importe quoi qui tombe dans la perception, la pensée ou le moi et ses hasards ou aventures, et qui l’attire, attire, aspire, projette vers la forme sans que celle-ci impose quoi que ce soit à ces contenus et qu’elle les réinstalle seulement ailleurs et autrement. 

Le point accrocheur qu’est la forme attirante de la conscience comme structure (ouverte, vide, exportant autant qu’elle peut (et son pouvoir réel est extrêmement ténu, intermittent, irrégulier, difficile parfois ou instantané et inattendu), exportant et modifiant incompréhensiblement le donné, l’information métamorphosée. 

Si la conscience était autre chose qu’un point d’attirance irrépressible, hors de tout, elle serait autre chose qu’une forme, elle serait un « état », un « là » inerte, et qu’elle soit formelle signifie avant qu’elle est activité ; elle est forme aussi en ce sens qu’elle « met en forme ».


 

La conscience comme mise en forme hyper active

Et on ignore ce que cette mise en forme peut réaliser, rendre réel ; de mettre en forme, de formaliser le donné naturel en lois, en quoi cela modifie-t-il le poids, la détermination de ces lois, qui, de déterminations multiples qui existent d’elles-mêmes, sont transformées en déterminations universelles ? On ne perçoit pas du tout une « loi », de même on ne perçoit pas « quatre », mais quatre oiseaux ou quatre chaises. 

Mise en forme, elle est indéfiniment ouverte, puisqu’elle ne contient rien ; qu’elle se nourrit de tout Autre, toute autre chose ou perçue ou pensée ou parlée. C’est son espace et temps de jeu pur et simple que tout ce qui lui arrive, dont par extension on peut dire ; son étendue de jeu que tout ce qui est. Dont elle cherche les limites ; y compris les siennes propres ; que peut la conscience immergée en un monde, dont elle n’a que faire en elle-même, mais dont elle tire tout et le maximum du possible ? 


Les lois ne sont pas « hors » des choses 

Si il est une utilité d’une loi, qui ne se perçoit pas, qui n’appartient pas aux choses dont elle est la loi, qui sourd, nait, se propage dans et par les choses (qui en elles-mêmes contiennent ces lois, non parce que les lois les gouvernent, mais parce que les lois sont produites dans et par les choses sans en sortir ; il n’est aucune extériorité des lois par rapport aux choses, qui sont nait dans l’enceinte des lois qui les précèdent et font corps avec celles-ci, et qui produisent d’être telle chose (plutôt que telle autre nantie de ses propres lois), qui produisent telle série de lois. Il n’existe que des choses et non pas des lois qui produiraient des choses ; retirez toutes les lois d’une chose, il ne reste plus de chose du tout. 

Si il est une utilité des lois (extraites des choses), c’est précisément de la mise ne forme que la conscience produit, crée, ajoute au monde ; mise en forme en vue et par et pour l’activité de conscience ; qui est action sur, recommencement et renouvellement. 

Est-ce en une fin qu’il existe une action de conscience ? Mais la finalité de cette forme qui n’a aucun contenu, est son mécanisme ; de recomposer le donné en cette forme qui se cherche non comme ne s’étant pas trouvée (elle est déjà intégralement son être, qui n’est pas composé et n’a pas à manquer de quoi que ce soit), mais qui cherche la plus grande capacité à être ; en quoi donc la philosophie, ici, nietzschéenne, sait toujours ce qu’elle dit, même si cela n’est pas compréhensible immédiatement et aisément. 


La conscience comme source instantanée

La forme de conscience est donc pure en un autre sens ; elle est source immanente, instantanée, immédiate, préalable, qui se présuppose, mais n’étant « rien » elle n’est contrainte en aucune manière, et elle ne présuppose aucun « sens » à son action, elle est activité qui se déroule et détourne, tourne et réinstalle selon la perception instantanée, l’aperception, qu’est son être. 

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