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instants philosophie

La conscience est un phénomène vibratoire

5 Juin 2013, 15:31pm

Publié par zwardoz

La conscience est un phénomène vibratoire

Elle n’est pas dessinée alentour du conscient ; elle n’est pas une identité, sur le modèle hérité du cartésianisme (quoi qu’il y aurait à prouver que pour Descartes l’activité de conscience est si insituable, si prise intégralement dans le doute, la suspicion, la suspension de l’intention, qui la montre et démonte un peu partout et si éthérée, et d’autre part que l’activité de conscience produit de telles étranges « idées » qui ne sont pas des concepts, des notions, qu’il est décrit, là, qu’elle relaie, rapporte ceci à cela et que c’est sa seule finalité et opération incompréhensible).


La conscience compacte ? 

Or pourtant lorsque l’on prononce « conscience » c’est une solidité, un être compact, de sorte que l’on emporte dans le même mouvement et l’activité elle-même, vide et sans rien, et toujours telle ou telle identité ; moi-même en tant que je suis ma conscience, conscience morale ou conscience comme « pensée » voir en tant que penser qui pense ; il semble qu’il y ait toujours un raccordement à une forme qui cependant si l’on y réfléchit se retrouve partout et en tous sens, y compris de pure physiologie, identique absolument à elle-même ; j’ai conscience de cette note de piano, comme j’ai conscience de ce que me dit un-tel, de même que ma conscience est probablement en tout égale et absolument identique à celle de un-tel ; ce sont deux gouttes d’eau totalement semblable qui s’applique seulement pour moi à moi-même, et pour un-tel à lui-même. Divers contenus, toutes sortes, un seule être qui ne se distingue partout que d’être cette conscience-çi, à ce point-là du réel, distincte de cette autre conscience en cet autre point, cet autre corps par exemple.


Il est donc une unité, vide, qui s’insère non pas même en tout, (elle n’est toujours totalement engagée en tous les ceci et cela), mais qui apparait ici et là, intercède, cède le plus souvent, interface parfois et qui est somme toute une attirance qui renait sans cesse à chaque fois totalement vide, certes, mais toujours à l’occasion d’un contenu ; une conscience est conscience de quelque chose, elle n’est pas conscience de la conscience (sinon en ceci d’entamer le processus retors de la philosophie qui veut mettre le doigt dessus, malgré que cela soit impossible ; ce sera toujours une conscience seconde de la conscience première).


Comme elle ne s’identifie pas à ses contenus, elle peut donc tout aussi bien être conscience de soi (à la condition susdite) ; le Je peut de fait prendre la place d’un contenu ; ce faisant prenons garde, parce que ce sera toujours un contenu (et non pas la conscience elle-même qui est structurellement en retrait, pour ainsi dire). mais malgré cette précaution, il est vrai que quel que soit par ailleurs le contenu (qui identifiera la conscience de moi-même) il se passe néanmoins une Idée ; et au sens résolument cartésien ; une idée ce qui signifie que l’on va, utilisant un contenu quelconque, obtenir néanmoins une « essence » la nature même de ce qui est au travers de tel contenu quelconque, transpercera l’énoncé et sera amené à se manifester à nos yeux ; si je dis « je suis-je », j’obtiens une idée réelle.


 

La modification de l'être dans sa structure même

On ne s’étonnera jamais assez de ceci ; lorsque Descartes énonce qu’il pense, il ne bascule pas seulement d’un monde (de notions) à un autre (d’idées réelles ici même). Il montre explicitement que si ça pense, ça n’est pas dans un discours, une théorie, mais que chacun pense. Que le registre de l’être n’est pas la « pensée » (désignant par là les divers objets que l’on mouvoir en énoncés), mais est l’être lui-même, qui en tant que Je, pense, ce qui signifie agit.

 

Pour cela le cogito est un acte ; une action qui décentre intégralement toute la réflexion, la réflexivité occidentale : si quelque chose doit arriver (dans le monde, le donné et évidement pour nous, pour chacun, le vécu) c’est par mais aussi en la conscience ; la structure de la conscience (qui est utilisée en tout ici et en tout là qui arrive dans le monde ou le vécu) est ce qui concentre l’activité même. Si quelque chose existe c’est la possibilité de modifier son être propre en sa structure même. 

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